Accueil > France, Géographie de la population > Une méthode de correction des évolutions démographiques 1999-2004

Une méthode de correction des évolutions démographiques 1999-2004

Référence de l’article :

Laurent CHALARD, Gérard-François DUMONT (2005). « Une méthode de correction des évolutions démographiques 1999-2004 ». Population & Avenir. N°675. Novembre-Décembre 2005. Pages 8-9.

Contexte :

Les résultats des premières enquêtes de recensement de la population réalisées par l’Insee en 2004 m’ont immédiatement intrigué par leur incohérence par rapport aux dynamiques démographiques constatées lors des périodes intercensitaires précédentes. Beaucoup de communes connaissaient des taux de croissance très élevés, qui ne pouvaient qu’être le produit du changement de méthode de recensement. En conséquence, à l’été 2005, je me suis creusé l’esprit pour essayer de déterminer une méthode permettant de rétablir une certaine cohérence dans les données, à l’origine de cet article à vocation méthodologique.

Résumé :

L’analyse des données détaillées publiées par l’Insee en 2005 concernant l’enquête de recensement de 2004, montre une augmentation inexpliquée des logements occupés (c’est à dire une forte réduction des taux de vacance) dans les grandes communes. Il en résulte la nécessité de mettre en place une méthode de redressement des taux de croissance démographique 1999-2004, en se fondant sur une étude de cas, Argenteuil dans le Val d’Oise. Une démarche en trois temps, reposant sur le présupposé que la progression du nombre de résidences principales occupées n’a pas pu être plus importante que l’augmentation du nombre de logements, permet de calculer un taux corrigé d’accroissement démographique. Les résultats pour l’ensemble des grandes communes apparaissent cohérents avec les données des périodes intercensitaires précédentes.

Commentaire :

J’ai depuis continué à utiliser cette méthode, qui apparaît comme la plus satisfaisante pour rétablir une certaine cohérence entre les résultats du recensement rénové et ceux du recensement exhaustif de 1999, à défaut de la réalisation d’une enquête de qualité post-censitaire dans les communes concernées, que l’Insee n’a pas souhaitée mener.

Impact :

Si l’article en lui-même n’a pas eu un impact important sur le moment, par contre il a ensuite permis à mon directeur de thèse, Gérard-François Dumont d’avancer des arguments critiques concernant la nouvelle méthode de recensement auprès de la Commission Nationale d’Evaluation du Recensement puis de la Mission d’information relative à la nouvelle méthode de recensement de l’Assemblée Nationale.

1) Cité en note de bas de page n°8 par Gérard-François DUMONT (2008). « La dérive des statistiques démographiques françaises ». URL : http://xdep.pagesperso-orange.fr/dumont08.html

2) Cité en note de bas de page n°13 page 6 par Gérard-François DUMONT (2006). Essai d’évaluation des résultats bruts du recensement rénové. 10 pages.

3) Cité en note de bas de page n°65 page 105 par Gérard-François DUMONT (2008). Populations et territoires de France en 2030 : le scénario d’un futur choisi. L’Harmattan. 222 pages.

Advertisements
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. novembre 10, 2011 à 8:22

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :