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Pour une nouvelle analyse territoriale

Référence du chapitre d’ouvrage :

Gérard-François DUMONT, Laurent CHALARD (2010). « Pour une nouvelle analyse territoriale » in Gabriel WACKERMANN (direction), L’écosociété. Une société plus responsable est-elle possible ?, Ellipses, pages 343-352.

Contexte :

Ce travail n’avait, à l’origine, pas du tout vocation à être publié dans cet ouvrage. En effet, j’avais proposé à la revue Cybergéo un long article concernant le problème des délimitations des unités urbaines et des aires urbaines par l’Insee, à partir de l’exemple du département des Bouches-du-Rhône. L’article avait été accepté sous réserve de modifications importantes, ce qui risquait de me demander trop de travail dans le contexte d’un emploi du temps chargé. En conséquence, Gérard-François Dumont a proposé de publier la partie sur les unités urbaines en l’adaptant dans un ouvrage dirigé par M Gabriel Wackermann.

Résumé :

Pour avoir une bonne connaissance des territoires et de leurs évolutions, il est nécessaire de disposer de critères pertinents distinguant villes et campagnes. Or, les données internationales apparaissent hétérogènes et bien souvent inadaptées, la France n’échappant pas à la règle. L’exemple du département des Bouches-du-Rhône montre une forte surestimation de la population des unités urbaines en France pour plusieurs raisons. La première est liée au fait que l’Insee fonde ses calculs de population urbaine sur un échelon administratif, la commune. Or, certaines communes très étendues disposent de plusieurs zones agglomérées non contiguës sur leur territoire, Arles en constituant l’exemple-type. La seconde raison est l’existence de césures morphologiques internes aux communes, certaines se composant de deux espaces urbanisés nettement différenciés, l’exemple-type étant Les Pennes-Mirabeau. En conséquence, il est nécessaire de fonder la délimitation des unités urbaines sur des critères pertinents, en remplaçant les critères trop extensifs (la règle des 200 mètres est trop large), et en fixant des minimums ayant un sens (le plancher de 2000 habitants apparaît en 2010 bien trop bas).     

Commentaire :

Plus le temps passe, plus ce problème devient aigu, l’Insee adoptant des délimitations de plus en plus large d’un recensement à l’autre. Par exemple, dans la nouvelle définition de 2011, Orange et Cavaillon font partie de l’unité urbaine d’Avignon, ce qui est aberrant, étant donné l’existence de vastes zones agricoles entre les différentes villes. Il apparaît de plus en plus nécessaire de revoir les définitions de la ville en France.

Impact :

Il fut nul puisque la thématique de ce chapitre n’était guère liée au reste de l’ouvrage.

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