Archive

Archive for novembre 2011

Le Kosovo et le rôle du facteur démographique sur les évolutions géopolitiques

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2011). « Le Kosovo et le rôle du facteur démographique sur les évolutions géopolitiques ». Géostratégiques. N°31.  2° trimestre 2011. Pages 143-155. PDF : www.strategicsinternational.com/31_12.pdf

Contexte :

Suite à la publication de statistiques démographiques historiques détaillées par l’institut de statistique du nouvel état indépendant, le Kosovo, il était possible d’analyser en profondeur le rôle de la démographie sur les évolutions géopolitiques de ce territoire. L’article, qui était déjà plus ou moins écrit depuis deux ans, s’est intégré logiquement dans un numéro de la revue Géostratégiques portant sur les Balkans. 

Résumé :

Le processus d’indépendance du Kosovo a été fortement facilité par les évolutions démographiques de ce territoire. Trois périodes successives permettent de montrer l’existence de différentiels démographiques importants entre populations albanaise et serbe. La première entre 1948 et 1961 laisse apparaître une répartition ethnique relativement stable (2/3 d’albanais, 1/4 de serbes), mais l’étude du mouvement naturel dégage un constat différent puisque l’accroissement naturel des albanais était déjà sensiblement plus élevé, du fait d’une fécondité plus importante. Cependant, cela ne se traduit pas encore sur le plan politique. Au cous de la deuxième période, entre 1961 et 1981, se constate une nette progression du poids relatif de la population albanaise, produit d’un différentiel de mouvement naturel accentué avec les serbes, mais aussi d’une émigration serbe, qui diminue leur part relative dans la population et leur nombre de naissances. En conséquence, les premières revendications politiques albanaises se font jour, conduisant à des émeutes en 1981. Enfin, la troisième période, depuis 1981, voit la poursuite du processus, conduisant à une domination ethnique des albanais écrasante (environ 92 % de la population en 2006 !). En effet, la poursuite de l’émigration serbe, combinée à un moindre croît naturel que les albanais, conduit à leur affaiblissement démographique. Dans ce cadre, la nouvelle donne démographique, extrêmement favorable aux albanais, a favorisé les vélléités d’indépendance du Kosovo, qui se sont traduites dans les faits en février 2008.

Commentaire :

Les données les plus récentes utilisées par l’article reposaient sur une estimation de la population réalisée par l’institut statistique national du Kosovo, avant le recensement. Les résultats de ce dernier ont montré que la population était moins importante que prévue, du fait d’une forte émigration sur le modèle du pays voisin, l’Albanie. Néanmoins, cela ne change pas grand-chose à l’argumentation de l’article puisque le différentiel démographique entre populations albanaise et serbe au Kosovo est ancien.

Impact :

Comme tous les autres articles de démographie politique, son impact a été très faible. Cela s’explique assez simplement par le fait que la démographie politique est une discipline émergente qui n’intéresse (presque) personne  pour l’instant en France. C’est dommage puisque la démographie joue un rôle primordial dans les évolutions géopolitiques internationales, ne serait-ce que dans le déclin actuel de l’Occident.

Les communes périphériques à croissance spectaculaire. Des boomburbs à la française ?

novembre 14, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2011). « Les communes périphériques à croissance spectaculaire. Des boomburbs à la française ? ». Population & Avenir. N°702. Mars-Avril 2011. Pages 4-8 et 20.

Contexte :

Dans un précédent article de 2008 sur les 100 plus fortes croissances communales en France, se distinguait une nouvelle catégorie de communes, non spécifiquement étudiées par la recherche urbaine jusqu’ici : des communes en très forte croissance démographique à dominante pavillonnaire se situant à la périphérie des grandes agglomérations. Dans le cadre de ma thèse, j’avais abordé plusieurs d’entre elles, dont Fonsorbes dans l’aire métropolitaine toulousaine. Je réfléchissais donc à l’éventualité d’écrire un article dessus. Parallèlement, j’ai lu entre temps le livre sur les boomburbs aux Etats-Unis, qui m’a tout de suite fait penser aux communes que j’étudiais, à la différence majeure que leur taille n’était pas comparable. Il m’a donc semblé logique d’écrire un article en adaptant les critères de définition au contexte français (un morcellement communal considérable et une moindre croissance démographique).

Résumé (source Urbamet) :

Des communes périphériques françaises à croissance spectaculaire depuis les années 1970 témoignent du phénomène américain des boomburbs. 54 boomburbs à la française sont recensés dans 22 départements, concentrés surtout dans le Sud de la France. Ces boomburs se trouvent en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, dans le sud-Ouest toulousain, en grande couronne francilienne, dans le Grand Ouest et en Rhône-Alpes. Dans les autres régions, on trouve quelques boomburbs isolés autour de quelques métropoles.

Commentaire :

Cet article constitue le premier pas vers une étude plus détaillée des boomburbs à la française. Il s’agissait dans un premier temps de montrer leur existence, à travers la constitution de critères pertinents pour déterminer leur liste. Désormais, je suis entrain de m’attaquer à un approfondissement du sujet, qui devrait se traduire par de nouveaux articles.

Impact :

A priori, je pensais avant même d’avoir terminé son écriture que cet article pourrait avoir un impact important, puisqu’il créait un nouvel objet de recherche, pas seulement en géographie, mais pour l’ensemble des disciplines travaillant sur la ville. Ce fut effectivement le cas, mais au-delà de toutes mes espérances, puisque l’article a été abondamment cité dans la presse nationale, faisant même parti des Unes du Monde !

1) Les Echos. 22 mars 2011. Rubrique Collectivités Territoriales. Page 6. « La France compte plus de 50 villes-champignons ». Philippe Moreau. URL : http://archives.lesechos.fr/archives/2011/LesEchos/20895-24-ECH.htm

2) WebTimeMedias.com . 22 mars 2011. Jean-Pierre Largillet. « Villes-champignons : Valbonne, championne de France ». URL : http://www.webtimemedias.com/article/villes-champignons-valbonne-championne-de-france

3) Urbanews.fr . 22 mars 2011. Patrick Guyennon. Mise en ligne de la carte des Echos et lien vers l’article. URL : http://www.urbanews.fr/la-france-compte-plus-de-50-villes-champignons-2.html

4) paperblog.fr 22 mars 2011. Heilios. Mise en ligne de la carte des Echos et lien vers l’article. URL : http://www.paperblog.fr/4291040/la-france-compte-plus-de-50-villes-champignons/

5) Cité sur le site du journal L’hebdo dans les 10 infos du jour du 23 mars 2011. URL : http://www.hebdo-plus.fr/journal/index.php  

6) Direct Matin. Edition Côte d’Azur. N°456. Jeudi 24 mars 2011. Page 6. « 435 % de croissance ».

7) Ouillade.eu. « Population : Canet figure parmi les 20 villes-champignons de France qui ont enregistré une croissance spectaculaire ». 26 mars 2011. URL : http://www.ouillade.eu/societe/population-canet-figure-parmi-les-20-villes-champignons-de-france-qui-ont-enregistre-une-croissance-spectaculaire/

8 ) Article reproduit sur le blog paysage et territoire. Vendredi 25 mars 2011. URL : http://paysage-et-territoire.over-blog.com/article-la-france-compte-plus-de-50-villes-champignons-70217618.html 

9) Extraits de l’article sur le forum Paris-Skycraper. URL :

10) Cité page 12 dans Echos des CCI. N°20. Mars 2011. « La France compte plus de 50 villes-champignons ».

11) Blog Extraterritorial de Jean Dumonteil. « boomurbs, l’aménagement constaté ». 6 avril 2011. URL : http://jeandumonteil.blog.lemonde.fr/2011/04/06/boomurbs-l%e2%80%99amenagement-constate/

12) Site defisconseil.fr « La croissance phénoménale de certaines communes : les villes-champignons ». URL : http://www.defisconseil.fr/actualite-defiscalisation/2011/la-croissance-phenomenale-de-certaines-communes-les-villes-champignons-10094.php

13) Compte-rendu du conseil municipal de Fonsorbes du 21 avril 2011. Page 9.

14) L’Independant. Vendredi 13 mai 2011. « Canet-en-Roussilon. Qui sont les canétois ? ». Page 22. Martial Mehr. URL : http://www.lindependant.fr/2011/05/13/qui-sont-les-canetois,17350.php

15) Urbanisme. Mai-Juin 2011. N°378. Rubrique Bruits de ville. Thierry Paquot. « Hexagone. La France compte 54 boomburbs ». URL : http://www.urbanisme.fr/issue/magazine.php?code=378&section=TOWN#anchor_1085

16) Blog GéoPopulation. 2 juin 2011. « Démographie France : zoom sur les « boomburbs à la française ». URL : http://www.geopopulation.com/20110602/demographie-france-zoom-sur-les-boomburbs-a-la-francaise/

17) Blog immobilier-finance-gestion . Dimanche 5 juin 2011. « France boomburbs : croissance démographique hors normes de 54 communes ». URL : http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/article-france-boomburbs-croissance-demographique-hors-normes-de-54-communes-75776358.html

18) Le Monde. 5 juillet 2011. Page 1 et page 10 rubrique « Planète ». « Les banlieues champignons prospèrent en France ». Grégoire Allix.

19) 5 juillet 2011. Rubrique : « Ultimas noticias ». URL : http://m.noticias.uol.com.br/midiaglobal/lemonde/2011/07/05/urbanizacao-dos-suburbios-causa-diminuicao-gradual-das-terras-agricolas-na-franca.htm

20) Site RFI.fr. Tuesday 05 July 2011. “French press review 5 July 2011”. Carla Westerheide. URL : http://www.english.rfi.fr/france/20110705-french-press-review-5-july-2011

21) Site ACAD.asso.fr . “Des “boomburbs à la française” ? URL : http://www.acad.asso.fr/?des-boomburbs-a-la-francaise

22) blog controversia.com « Urbanizacao dos surburbios causa diminuicao gradual das terras agricolas na franca”. URL : http://www.controversia.com.br/index.php?act=textos&id=9445

23) Rhône Alpes Méditerranée. Juillet-Septembre 2011. Article du Monde cité en NBP page 42. Maurice Vincent. « Démographie, enjeu d’action politique ».

24) Site syndicat des architectes du Var. « Les boomburbs ou le grignotage des terres agricoles ». 22 juillet 2011. URL : http://syndicat-architectes-var.org/blog/archives/1298  

25) Cité sur le blog d’Antoine Vielliard. Mercredi 10 août 2011. “Avec nous, faites de St Julien en Genevois une ville à vivre ». URL : http://antoinevielliard.hautetfort.com/tag/boomburbs

26) Mag2Lyon. Octobre 2011. Numéro 28. Rubrique « Politique ». Pages 44-45. Gautier Guigon. « Boomburbs : « une ville périphérique » ».

La mise en place des découpages intercommunaux (1992-2007) : témoin de la fragmentation de l’aire métropolitaine Nice Côte d’Azur

Référence de l’article :

Laurent CHALARD. (2010). « La mise en place des découpages intercommunaux (1992-2007) : témoin de la fragmentation de l’aire métropolitaine Nice Côte d’Azur ». L’Espace Politique [En ligne]. 11 /2010/2. Mis en ligne le 18 novembre 2010.  URL : http://espacepolitique.revues.org/index1669.html

Contexte :

La revue électronique L’Espace Politique, revue de géographie politique créée relativement récemment, a passé un appel à contribution pour un numéro parlant de géopolitique urbaine. Ayant un texte déjà prêt, le texte de ma communication à un colloque à Reims, je l’ai proposé. L’article est issu de ma thèse. Il se compose de morceaux concernant l’intercommunalité dans l’aire métropolitaine de Nice. Après avoir publié un article sur Marseille et un sur Toulouse, il me paraissait logique de terminer par en publier un à propos de mon troisième terrain d’étude de thèse, Nice.

Résumé :

Sur le territoire de l’aire métropolitaine azuréenne, ensemble urbanisé polynucléaire comptant 1,1 million d’habitants, s’est mis en place un paysage géopolitique fragmenté suite à la parution de la loi Chevènement sur l’intercommunalité en 1999. Or, l’étude de la formation des territoires intercommunaux témoigne de fortes tensions d’ordre géopolitique. L’article s’attarde à deux exemples. Le premier concerne la formation de la communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur, la plus grande structure intercommunale de l’aire métropolitaine, qui révèle les tensions entre une ville-centre relativement paupérisée, qui s’avère répulsive, et une périphérie plus riche. Le second exemple étudie les vives tensions géopolitiques entre les différents acteurs pour le contrôle des deux principaux pôles d’emploi de l’aire métropolitaine, en-dehors de la ville-centre. L’article conclut sur la nécessité de l’approche géopolitique dans l’étude du phénomène intercommunal, et sur l’intérêt de l’aire métropolitaine comme champ géographique des études géopolitiques, les tensions politiques s’avérant réelles à cette échelle, qui relève du local.

Commentaire :

L’article a été écrit avant les nouvelles évolutions législatives. Il s’avère donc déjà comme un témoignage historique, plus qu’une présentation de la situation actuelle. Cependant, la question de la fragmentation des structures institutionnels demeure.

Impact :

L’impact a été quasiment nul pour deux raisons : la revue L’Espace Politique a une faible notoriété et l’article apparaissait daté dès sa parution.

Les villes-centres : territoires d’exclusion ou de « gentrification » ?

novembre 14, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Gérard-François DUMONT, Laurent CHALARD (2010). « Les villes-centres : territoires d’exclusion ou de « gentrification » ? » Population & Avenir. N°700. Novembre-Décembre 2010. Pages 4-8 et 24.

Contexte :

Cet article portait sur les principaux résultats concernant les villes-centres de l’étude sur la géographie urbaine de l’exclusion réalisée pour la CNAF. En effet, la recherche française (secondée par les médias) véhiculait l’image de villes-centres gentrifiées s’opposant à des périphéries pauvres. Or, l’étude montrait le contraire pour cinq des six villes-centres étudiées. Il était donc nécessaire d’en faire un article pour mettre la situation au point.

Résumé (source Urbamet) :

Un nouvel indicateur a été élaboré pour analyser la géographie de l’exclusion dans les six grandes métropoles régionales françaises. Une cartographie est dressée à l’aide de cet indice synthétique d’exclusion. Dans les six grandes métropoles régionales françaises, l’exclusion touche plus fortement les villes-centres que leurs périphéries même si se distinguent des écarts à la moyenne différents selon les unités urbaines, maximum à Roubaix, moindre à Bordeaux et Lyon. Ce constat conduit à une remise en cause du modèle traditionnel d’organisation socio-spatiale de l’exclusion dans les grandes métropoles françaises. Le modèle nord-américain, qui correspond à un schéma de diminution de l’importance de l’exclusion en fonction de l’éloignement au centre, est prédominant aujourd’hui dans les grandes métropoles régionales françaises. Les facteurs explicatifs de cette cartographie de l’exclusion tiennent aux effets de l’évolution des activités industrielles, à la géographie de l’immigration, à celles des étudiants, à l’habitat insalubre, au profil social des grands ensembles et à la concentration de populations marginalisées.

Commentaire :

Etant donné le nombre d’indicateurs utilisés et notre connaissance du terrain, les résultats de l’article apparaissent incontestables. Cependant, les tenants de la gentrification des villes-centres ont-ils complètement tort ? En fait, aussi paradoxal que cela peut sembler au premier abord, non, pour la bonne raison que la gentrification est un phénomène qui touche les centres-villes, territoires constituant une infime partie des villes-centres.  En conséquence, la contradiction apparente est le produit d’un glissement sémantique entre « centre-ville » et « ville-centre », deux notions géographiques fortement différenciées.  

Impact :

L’article a été cité dans la presse nationale.

1) Revue mise en ligne sur le site crevilles.org. 24 novembre 2010. URL : http://crevilles.org/mambo/index.php?option=com_content&task=view&id=5876&Itemid=203     

2) Sélection du mois de la chaire Ville & Immobilier de la fondation Dauphine. 15 mars 2011. URL : http://chaireville-immobilier.fondation.dauphine.fr/publications/notre-selection-du-mois/veille-immobiliere/mars-2011/

3) Les Echos. 17 mars 2011. Rubrique Idée. Page 19. « Pauvres centres-villes ». Julien Damon. URL : www.lesechos.fr/pdf.php?id=122323

Croissance et décroissance des villes françaises. La typologie des évolutions démographiques

Référence de l’article :

Gérard-François DUMONT, Laurent CHALARD (2010). « Croissance et décroissance des villes françaises. La typologie des évolutions démographiques ». Population & Avenir. N°699. Septembre-Octobre 2010. Pages 4-7 et 20.

Contexte :

Le sujet « la France en Villes » étant toujours inscrit au concours CAPES/Agrégation de géographie, il nous a paru pertinent de publier, en complément de notre ouvrage, un article concernant l’évolution démographique des agglomérations françaises sur le long-terme, chose que nous n’avions pas abordée dans le livre et qui n’avait pas été faite depuis bien longtemps. L’objectif était de se concentrer sur les extrêmes, c’est à dire les unités urbaines connaissant une forte croissance de leur population et celles voyant cette dernière diminuer le plus fortement.

Résumé (source Urbamet) :

En 2006, la France compte 117 unités urbaines de plus de 50 000 habitants qui regroupent plus de la moitié de la population. 25 unités urbaines ont connu une croissance démographique élevée entre 1975 et 2006 (plus de 25 %). La géographie de ces 25 villes présente une forte concentration territoriale puisqu’elles se répartissent dans seulement dix régions sur vingt-deux et deux régions en regroupent onze. 21 de ces 25 villes se situent dans les régions de la moitié sud de la France. L’analyse de ces 25 unités urbaines permet de déterminer trois types d’unités urbaines dont la logique de croissance démographique est différente : sept villes-satellites d’une métropole, six villes bénéficiant d’un cadre de vie agréable et douze portées par une attractivité économique. Dans le même temps, 28 unités urbaines enregistrent une diminution de leur population entre 1975 et 2006, 14 de ces villes étant situées dans le quart nord-est de la France. Les types des unités urbaines en déclin démographique ont un lien avec l’économie mais qui s’avère différent selon les unités urbaines : villes en difficultés de reconversion face au déclin d’une activité économique auparavant dominante, dix villes confrontées à des restructurations industrielles et trois villes en difficultés de diversification.

Commentaire :

Cet article confirmait définitivement l’existence d’une France urbaine duale, opposant des agglomérations en forte croissance démographique, principalement localisées au sud et à l’ouest, à des agglomérations en déclin, situées dans le nord-est. Il convient désormais pour le futur d’approfondir pour chaque groupe de communes, les facteurs explicatifs de ces évolutions divergentes. 

Impact :

L’article a eu un impact important, étant cité plusieurs fois dans la presse nationale, et même en langue étrangère.

1) Les Echos. 11 octobre 2010. Rubrique Collectivités Locales. Page 6. « Les villes françaises les plus attractives sont dans le sud ». Philippe Moreau.

2) The Connexion. October 11, 2010. « Fréjus is France’s top growth town ». URL : http://www.connexionfrance.com/frejus-saint-raphael-var-population-growth-fastest-town-france-12148-view-article.html

3) Lavieimmo.com. 12 octobre 2010. “Les villes du sud en forte croissance démographique”. André Figeard. URL : http://www.lavieimmo.com/immobilier-frejus-33988/les-villes-du-sud-en-forte-croissance-demographique-8847.html

4) Couleurgeek. 12 octobre 2010. « Classement des villes les plus peuplées en France : Le Sud attractif ! ». URL : http://www.couleurgeek.com/19928-classement-des-villes-les-plus-peuplees-en-france-le-sud-attractif/20101012.html

5) Cité dans le blog Dorffer-patrick.com. 13 octobre 2010. « Alsace : Haguenau, 11° ville de France la plus attractive ». URL : http://www.dorffer-patrick.com/article-haguenau-11eme-ville-de-france-la-plus-attractive-58815604.html

6) Emploipro.fr. 13 octobre 2010. « Les villes du sud attirent les salariés ». Lucile Chevalier. URL : http://www.emploi-pro.fr/article/les-villes-du-sud-attirent-les-salaries-3625.html

7) Revue mise en ligne sur le site crevilles.org. 14 octobre 2010. URL : http://crevilles.org/mambo/index.php?option=com_content&task=view&id=5509&Itemid=203

8 ) Cité sur le site internet de la ville de Haguenau dans la rubrique Actualités. « Haguenau parmi les 25 villes françaises les plus attractives ».

9) Articles des Echos mis en ligne sur « saumur-kiosque.com » dans la rubrique Revue de Presse-Vie de la Cité. URL : http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=5032 

10) Cité dans le journal Le Télégramme.com. Rubrique Vannes Ville. 26 octobre 2010. « Nouveaux ménages. Vannes toujours attractive ! ». URL : http://www.letelegramme.com/local/morbihan/vannes-auray/vannes/nouveaux-menages-vannes-toujours-attractive-26-10-2010-1095919.php

11) Cité dans Le Point.fr. 9 novembre 2010. « Logements. Les prix s’envolent ». Laurence Allard. URL : http://www.lepoint.fr/immobilier/les-prix-s-envolent-09-11-2010-1260222_31.php

12) Cité sur le site www.french-property.com . Tuesday 01 february 2011. « Top 20 growth towns and cities ». URL : http://www.french-property.com/news/french_property/france_population_growth_towns_cities/

13) Cité sur un site d’immobilier russe. 12 octobre 2010. URL : http://www.stranaplus.ru/frezhus-–-gorod-s-samym-bolshim-prirostom-naseleniya-vo-frantscii.html

La France en villes

novembre 14, 2011 1 commentaire

Référence de l’ouvrage :

Gérard-François DUMONT (direction), Laurent CHALARD, et al… (2010). La France en villes. SEDES. CAPES/Agrégation. 352 pages.

Contexte :

A l’occasion de la parution du nouveau sujet du concours de CAPES/Agrégation intitulé « La France en Villes », l’éditeur SEDES a contacté Gérard-François Dumont pour piloter un ouvrage sur cette thématique avec des délais très serrés. Il m’a associé immédiatement au travail et nous avons réfléchi  ensemble aux éléments que nous pourrions mettre dans cet ouvrage. Il s’en est suivi ma participation à huit chapitres. Etant donné les délais, l’ouvrage reposait principalement sur des travaux déjà écrits mais non encore publiés. Certains chapitres sont issus partiellement ou en totalité de ma thèse (les grandes métropoles régionales, l’intercommunalité, la polynucléarité à Marseille), d’autres d’études que nous avions ou étions entrain de réaliser (les métropoles régionales intermédiaires, les villes moyennes de la région PACA, Vitré, la géographie de l’exclusion à Toulouse) et un correspondait à l’actualisation de l’article sur le bilan démographique des maires.

Résumé :

Le mieux est de lire la note de lecture de Maïté Verdol : http://www.diploweb.com/La-France-en-villes-G-F-Dumont.html 

Commentaire :

A venir.

Impact :

Le livre a fait l’objet de plusieurs notes de lecture, dont une « assassine » d’un dénommé Cyril Froidure, totalement injustifiée en comparaison de la qualité des autres manuels, et qui souhaitait régler ses comptes avec Gérard-François Dumont. 

1) Mis sur le site de l’association des géographes français. URL : http://association-de-geographes-francais.fr/spip.php?article76

2) A fait l’objet d’une note de lecture par Gilles FUMEY sur le site des Cafés Géographiques. 12 avril 2010. URL : http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=2030

3) A fait l’objet d’une note de lecture par Cyril Froidure sur le site des Clionautes. 15 octobre 2010. URL : http://www.clio-cr.clionautes.org/spip.php?article3142

4) Sélection du mois de la chaire Ville & Immobilier de la fondation Dauphine. 2 novembre 2010. URL : http://chaireville-immobilier.fondation.dauphine.fr/publications/notre-selection-du-mois/veille-immobiliere/plateforme-dobservation-des-projets-et-strategies-urbaines-popsu/

5) A fait l’objet d’une note de lecture par Maïte Verdol sur le site Diploweb.com. 24 novembre 2010. URL : http://www.diploweb.com/La-France-en-villes-G-F-Dumont.html

La géographie de l’exclusion dans les grandes villes françaises : le cas de Bordeaux

Référence du chapitre d’ouvrage :

Gérard-François DUMONT, Laurent CHALARD (2010). « La géographie de l’exclusion dans les grandes villes françaises : le cas de Bordeaux » in Gabriel WACKERMANN (direction), La France en villes, Ellipses, pages 139-153.

Contexte :

Ce chapitre d’ouvrage est issu d’une recherche, qui était alors en cours, sur l’exclusion dans les grandes métropoles régionales françaises. Il a été écrit dans la précipitation, puisque du fait de la modification du calendrier des concours d’enseignement, les manuels ont dû être écrits en quelques mois. Nous avons proposé à M Gabriel Wackermann, l’étude de cas la plus avancée de notre travail, en l’occurrence Bordeaux, pour la simple raison que nous l’avions organisé en suivant l’ordre alphabétique.

Résumé (conclusion) :

Deux enseignements principaux résultent de cette analyse géographique de l’exclusion dans l’unité urbaine de Bordeaux. Le premier justifie la nécessité de combiner plusieurs indicateurs. En effet, le classement des communes est souvent différent selon les indicateurs utilisés, ce qui peut s’expliquer par deux raisons. D’une part, chaque indicateur relève de sa propre définition et mesure soit un phénomène précis (le surendettement) soit un phénomène plus général (le revenu fiscal médian), aucun ne pouvant résumer à lui seul toute la complexité de la réalité de l’exclusion. D’autre part, la diversité du peuplement de chaque commune les conduit souvent, selon les indicateurs, à un classement dans des catégories différentes. Par exemple, la commune-centre de Bordeaux a un des taux les plus élevés de RMIstes, mais un pourcentage moyennement faible d’ouvriers et employés. Second enseignement, la géographie de l’exclusion dans l’unité urbaine de Bordeaux se rapproche plus du schéma traditionnel nord-américain, avec des communes périurbaines plus aisées que le cœur de l’unité urbaine qui connaît davantage l’exclusion, que du schéma européen, parfois dénommé « modèle parisien », soit une commune-centre beaucoup plus riche que sa périphérie, où se concentrent les exclus. En effet, à Bordeaux, le cœur de l’unité urbaine s’individualise largement du reste du territoire, par un niveau relativement élevé d’exclusion, y compris dans la commune centre, qui a pourtant une image de « ville bourgeoise ». A contrario, sauf au nord, plus on s’éloigne du centre de l’unité urbaine, plus l’indice synthétique d’exclusion se réduit, les taux minimums étant constatés dans deux communes périphériques. En conséquence, cette situation confirme que le « modèle parisien », n’est pas généralisable. Le fameux processus de gentrification si souvent évoqué devient, à l’examen de l’unité urbaine de Bordeaux, très relatif.

Commentaire :

L’étude de la géographie de l’exclusion dans l’unité urbaine de Bordeaux fut éclairante pour la suite, puisqu’elle montrait que la ville-centre était relativement paupérisée, infirmant l’image traditionnellement ressentie.

Catégories :France, Géographie urbaine Étiquettes : , ,