Archive

Archive for the ‘Géographie électorale’ Category

Le vote d’extrême-droite dans les aires métropolitaines de Marseille et de Nice : une géographie électorale pérenne.

Référence du chapitre d’ouvrage :

Laurent CHALARD (2009). « Le vote d’extrême-droite dans les aires métropolitaines de Marseille et de Nice : une géographie électorale pérenne » in Joël GOMBIN, Pierre MAYANCE (direction), Droit (es) aux urnes en PACA ! L’élection présidentielle de 2007 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, L’Harmattan, coll. « Cahiers politiques », pages 215-252.

Contexte :

A la mi-2007, après les élections présidentielles, un appel à contribution a été mis sur internet par des chercheurs en sciences-politiques concernant la réalisation d’un nouvel ouvrage sur la sociologie électorale de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, dans la continuité du livre de M Traïni qui avait porté sur les résultats des élections présidentielles de 2002 dans la même région.  Ma proposition tardive, ayant pris connaissance de l’appel à contribution peu de jours avant la date de clôture, fut néanmoins acceptée. Il s’agissait donc d’actualiser et surtout d’approfondir mon court article d’EspacesTemps.net sur le vote d’extrême-droite dans l’aire métropolitaine marseillaise, en étendant ma réflexion à l’aire métropolitaine azuréenne, dans une optique comparative pour renforcer mon propos.  

Résumé :

L’analyse du vote d’extrême-droite aux élections présidentielles à l’échelle des aires métropolitaines de Marseille et de Nice montre la pérennité de sa géographie entre 2002 et 2007. Les communes ayant les taux les plus importants et les taux les plus faibles sont globalement les mêmes aux deux dates. Cette répartition géographique pérenne et semblable dans les deux aires métropolitaines fait émerger deux hypothèses explicatives, liées aux dynamiques d’urbanisation différenciées au sein de ces territoires, typiques du phénomène de métropolisation. La première hypothèse tient à la distinction entre un espace périurbain « choisi », habité par des catégories sociales favorisées, au faible taux de vote d’extrême-droite, dont le pays d’Aix-en-Provence constitue un exemple type, et un espace périurbain « subi », qui abrite des catégories sociales moins argentées au fort taux de vote d’extrême-droite, comme la vallée des Paillons. La seconde hypothèse concerne l’opposition entre territoires aux activités de haute-technologie, comme Sophia-Antipolis au faible taux de vote d’extrême-droite, et les territoires d’industries traditionnelles au fort taux de vote d’extrême-droite quand l’influence communiste s’est fortement réduite, comme sur le pourtour oriental de l’étang de Berre. Les deux hypothèses peuvent se combiner, comme dans le cas du secteur de Sophia-Antipolis.

Commentaire :

Ce fut un excercice particulièrement appréciable, puisqu’il a fallu « se frotter » à un comité de lecture d’une autre discipline, la science-politique, dans un ouvrage où j’étais le seul géographe. Je salue d’ailleurs le comité de lecture pour ses remarques pertinentes et constructives (on ne peut pas toujours en dire autant en géographie !). Ce chapitre d’ouvrage confirmait définitivement ma distinction entre « espace périurbain subi » et « espace périurbain choisi ». Il montrait aussi que les chercheurs Pascal Perrineau et Jacques Lévy, qui s’opposaient sur l’interprétation du vote d’extrême-droite, avaient finalement chacun raison !

Impact :

Ce travail a été moins cité que l’article précédent sur le vote d’extrême-droite en 2002 dans l’aire métropolitaine marseillaise, car l’ouvrage est resté confidentiel. C’est un élément important à prendre en compte dans la recherche. Certains travaux ont plus de succès, non pas parce qu’ils sont meilleurs, mais parce qu’ils sont publiés dans des revues à plus forte audience.

1) Cité en bibliographie page 266 (2010). S. Barone, A. Troupel. Battre la campagne. Elections et pouvoir municipal en milieu rural. L’Harmattan.

Le vote d’extrême-droite dans l’aire métropolitaine marseillaise

novembre 9, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2006). « Le vote d’extrême-droite dans l’aire métropolitaine marseillaise ». Espaces-Temps.net, Actuel, 20.11.2006. http://espacestemps.net/document2101.html

Contexte :

Suite à la lecture des travaux du géographe Jacques Lévy concernant l’existence d’un gradient urbain dans la répartition géographique du vote d’extrême-droite, j’ai souhaité vérifier son hypothèse sur l’un des terrains d’étude de ma thèse, l’aire métropolitaine marseillaise. En effet, j’avais l’impression que la situation sur le terrain était plus complexe, avec de fortes différences selon les communes.  

Résumé :

L’article est consultable en intégralité au lien ci-dessus.

Commentaire :

J’ai développé deux ans plus tard mon argumentation concernant la distinction entre « espace périurbain subi » et « espace périurbain choisi » dans un chapitre d’ouvrage portant sur la sociologie électorale de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Par contre, j’ai écarté la seconde hypothèse, le rejet des nouveaux habitants par la population autochtone, puisqu’il n’y avait pas de raisons que le processus ne se produise que dans certaines communes, et pas dans toutes.

Impact :

C’est le premier article qui a eu un impact relativement important dans la discipline, dans le sens qu’il a été lu par d’autres géographes et qu’il a ensuite été cité, s’inscrivant dans un débat opposant Jacques Lévy à Fabrice Ripoll et Jean Rivière.

1) Cité par Dominique ANDRIEU et Jacques LEVY dans le texte et dans la bibliographie : « L’archipel français ». EspacesTemps.net, Mensuelles, 27.07.2007. URL : www.espacestemps.net/document2861.html

2) Cité par Fabrice RIPOLL et Jean RIVIERE (2007) dans le texte page 123 et dans la bibliographie. « La ville dense comme seul espace légitime ? Analyse critique d’un discours dominant sur le vote et l’urbain ». Les Annales de la Recherche Urbaine. N°102. Juillet 2007.

3) Cité par Jean RIVIERE (2008) dans la bibliographie. « Le vote pavillonnaire existe-t-il ? Comportements électoraux et positions sociales locales dans une commune rurale en cours de périurbanisation ». Politix, N°83, 2008/3.