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L’évolution des naissances en Europe et dans son environnement proche : quels enseignements géopolitiques ?

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2008). « L’évolution des naissances en Europe et dans son environnement proche : quels enseignements géopolitiques ? ». Diploweb.com. Janvier 2008. www.diploweb.com/forum/chalard08012.htm

Contexte :

A partir des annuaires démographiques de l’ONU et des données statistiques fournies par les différents instituts statistiques nationaux, j’ai constitué une énorme base de données (toujours pas terminée en 2011 !) concernant l’évolution des naissances sur la planète depuis 1948. Il m’a paru intéressant de comparer ces données avec les évolutions géopolitiques pour les pays dont nous disposons de longues séries, malheureusement peu nombreux. En l’occurence, cet article reposait sur une comparaison entre les principaux pays européens et leurs grands voisins (Russie,Turquie, pays du Maghreb).

Résumé :

L’article est consultable en intégralité en ligne au lien ci-dessus.

Commentaire :

Cet article a joué un rôle majeur dans ma réflexion, me conduisant définitivement à porter un intérêt marqué aux questions de démographie politique, à l’origine de la publication de plusieurs articles depuis.

Impact :

Je considère que c’est le meilleur article que j’ai écrit jusqu’ici, dans le sens qu’il essaie de montrer l’importance d’un nouveau facteur explicatif des évolutions géopolitiques dans le monde. Cependant, il n’a jamais été cité, comme quoi… La démographie politique reste une sous-discipline marginale en France. Il m’a néanmoins permis de prendre contact avec le sociologue américain Jack A. Goldstone, spécialiste de l’interaction entre démographie et Révolution.

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France, le palmarès des agglomérations

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2006). « France. Le palmarès des agglomérations ». Population & Avenir. N°680. Novembre-Décembre 2006. Pages 4-7 et page 24.

Contexte :

Faisant suite à l’article précédent sur les quatre grandes métropoles du Sud-est, il m’a paru intéressant de comparer l’attractivité sur le long terme des principales agglomérations françaises pour déterminer s’il se dégageait des dynamiques réellement différenciées.

Résumé (source Urbamet) :

Des éléments de comparaison entre les 13 agglomérations françaises de plus de 400 000 habitants sont présentés. Il en ressort que la hiérarchie en matière de population est très nette avec Paris largement en tête mais qu’elle est peu changeante. En ce qui concerne d’autres caractéristiques, Strasbourg est en tête pour l’emploi, Lille pour la population de jeunes, Toulouse pour l’attirance migratoire et Paris est mal placée selon les indicateurs de santé. Les agglomérations françaises ont un faible poids démographique par rapport à leurs concurrentes allemandes et en conséquence de cette faiblesse démographique, hors Paris, aucune grande agglomération française ne fait partie du groupe de tête à l’échelle européenne.  

Commentaire :

Cet article a présenté un double enseignement pour la suite. Il m’a permis de voir que les caractéristiques d’évolution de l’emploi étaient autant à prendre en compte que la seule évolution démographique dans l’optique d’une démarche comparative pertinente. Le second enseignement concernait la faible taille des agglomérations françaises par rapport à leurs concurrentes européennes, et donc qu’il n’y avait aucun sens à les comparer.

Impact :

L’article ayant paru à peu près au même moment que l’étude que j’avais réalisée pour la DATAR avec Gérard-François Dumont sur l’attractivité des métropoles moyennes françaises, fortement médiatisée, il est passé inaperçu, ayant parfois même été confondu avec l’étude elle-même !

L’Allemagne encore divisée… démographiquement

Référence de l’article :

J. SCHMID, avec le concours de Laurent CHALARD (2006). « L’Allemagne encore divisée… démographiquement ». Population & Avenir. N°678. Mai-Juin 2006. Pages 4-7.

Contexte :

Ce chercheur allemand a proposé un texte dans un français éxécrable à la revue Population & Avenir. J’ai dû le ré-écrire entièrement en ajoutant un certain nombre d’éléments et en modifiant sensiblement le plan. Contrairement à l’intitulé (avec le concours de), ce fut une véritable co-publication !

Résumé :

Jusqu’aux années 1970, les évolutions du mouvement naturel sont identiques entre l’Allemagne de l’Est et celle de l’Ouest, les différences concernant uniquement le mouvement migratoire. Puis, la baisse brutale de la fécondité entraîne dès 1972 un déficit naturel sur l’ensemble de l’Allemagne , même si à l’Est la politique familiale permet au début des années 1980 une remontée de la fécondité. Au début des années 1990, la forte immigration d’Europe orientale (dont des aussiedlers) entraîne une croissance démographique globale qui masque provisoirement la faible fécondité. Puis, à partir de 2005, du fait de la persistance de cette dernière pour des raisons variées, la population de l’Allemagne réunifiée se met à diminuer, à l’origine d’un vieillissement démographique très rapide. Néanmoins, la crise démographique allemande apparaît d’une ampleur inégale selon les régions, l’Est étant désormais de loin beaucoup plus touché. La crise économique produit de l’effondrement de l’économie socialiste conduit à une fécondité encore plus abaissé qu’à l’Ouest, qui, combinée à l’émigration des jeunes actifs vers l’Ouest, est à l’origine d’un net dépeuplement. Cette situation constitue un véritable défi pour l’aménagement du territoire à l’Est. Malheureusement, rien n’augure d’un inversement de la tendance.   

Commentaire :

La situation démographique de l’Allemagne ne s’est pas améliorée depuis l’écriture de cet article, connaissant même un dépeuplement important au moment de la crise économique de 2008-2009, du fait d’un solde migratoire devenu provisoirement… négatif ! Le dépeuplement commence à atteindre aussi l’Ouest, en particulier les bassins industriels de Rhénanie-Westphalie.

Impact :

Malgré un intérêt certain, l’article n’a jamais été cité !