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Posts Tagged ‘Immigration’

Guilluy en politique

Référence :

CHALARD L. (2017). « Guilluy en politique ». Outre-Terre. N°51. 2017/2. Pages 47-8.

Contexte :

Christophe Guilluy, plus célèbre des géographes français vivant, étant totalement boudé par les géographes universitaires, principalement par pure jalousie, il était important de réaliser une première analyse de son parcours scientifique et de la réception de ses idées dans le monde politique. Le principal objectif était de constituer une première base de travail, permettant aux futurs chercheurs, qui analyseront son œuvre avec plus de recul, d’avoir des éléments clés sur le parcours d’un chercheur, finalement très méconnu.

Résumé :

A venir.

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Démographie. Vers la fin de l’originalité française

Référence :

CHALARD L. (2017). « Démographie. Vers la fin de l’originalité française ». Revue politique et parlementaire. N°1082. Janvier-Mars 2017. Pages 27-33.

Contexte :

Demande de la revue politique et parlementaire, qui souhaitait faire un bilan des dernières évolutions de la démographie française, l’article visait à s’interroger sur la pérennité de l’originalité française au sein de l’Union Européenne, c’est à dire un solde naturel élevé grâce à une fécondité proche du seuil de remplacement des générations, dans un contexte de médiatisation croissante d’une baisse de la natalité hexagonale.

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Le coût de l’immigration : un faux débat ?

Référence :

BUFFAT M., CHALARD L. (2015). « Le coût de l’immigration : un faux débat ? ». Esprit. Mars/avril 2015. Pages 207-210. URL : http://www.esprit.presse.fr/archive/review/article.php?code=38273&folder=4

Contexte :

Dans le prolongement d’une réflexion engagée avec une amie sur le multiculturalisme, qui avait abouti à un article synthétique dans Slate, il nous avait semblé intéressant de faire un court papier, accepté par la revue Esprit, concernant une thématique à la mode, la question du coût de l’immigration, qui nous paraissait sans issue, étant donné la complexité du phénomène.

Les évolutions démographiques 1999-2007 de la France métropolitaine : continuités ou ruptures ?

Référence :

CHALARD L. (2012). « Les évolutions démographiques 1999-2007 de la France métropolitaine : continuités ou ruptures ? ». Espace, Populations, Sociétés. 2011-3. Pages 441-457.

Contexte :

Faisant suite à différents articles publiés dans la revue Population & Avenir démontrant les incohérences des données issues du recensement rénové par rapport au recensement exhaustif de 1999, il m’a paru opportun de publier un article synthétisant la question à trois échelles : nationale, régionale et départementale. Il s’agissait de donner une interprétation pertinente des évolutions démographiques récentes, tout en restant relativement prudent sur la prétendue meilleure qualité des données issues du recensement rénové puisque le numéro était dirigé par un ancien de l’Insee.

Résumé :

La France a changé depuis 2004 de méthode de recensement, ce qui entraîne des biais dans l’étude des évolutions démographiques par rapport au dernier recensement exhaustif de 1999. Pour remédier à ce problème, la mise en place d’une méthode de correction reposant sur l’évolution de la vacance, permet de déterminer de manière plus pertinente les évolutions démographiques 1999-2007 de la France métropolitaine. En effet, cette méthode de redressement montre l’existence d’un écart de 420 000 habitants entre les deux recensements, qui peut correspondre aux personnes oubliées en 1999, année d’un recensement de mauvaise qualité. A l’arrivée, que peut-on en déduire suivant les différentes échelles ? A l’échelle nationale, la croissance démographique est semblable par rapport à la période intercensitaire précédente, contrairement à ce que laisserait penser les chiffres bruts, qui témoignent d’une accélération de la croissance. A l’échelle régionale, de nouveau, nous n’avons pas de ruptures apparentes, puisque les régions du Sud et de l’Ouest sont toujours celles connaissant la plus forte progression de leur population, alors que les régions du nord-est stagnent relativement. Enfin, à l’échelle départementale, se constate une poursuite des tendances constatées dans les décennies précédentes, à travers le renforcement de l’attractivité démographique des départements littoraux, des départements périurbains, en particulier autour de Toulouse, et des départements ruraux de la moitié sud de la France au cadre de vie jugé agréable. En définitive, les évolutions démographiques 1999-2007 de la France métropolitaine s’inscrivent dans la continuité des périodes intercensitaires précédentes, la dernière rupture démographique française remontant à 1975 et la fin du baby boom.

Commentaire :

Cet article a joué un rôle important dans ma position critique vis à vis des chiffres issus du recensement rénové, dans le sens qu’il a donné une légitimité plus grande à mon argumentation que dans la revue Population & Avenir, la notoriété scientifique d’Espace, Populations, Société étant plus importante et le directeur du numéro étant un ancien de l’Insee.

Impact :

L’impact a été certain, pas tant vis à vis de la communauté des chercheurs que vis à vis de l’Insee, organisme qui pilote et diffuse les données du recensement de la population. En effet, mon article a fait l’objet d’un droit de réponse de l’Insee, qui, somme toute, ne vient pas vraiment contredire mon argumentation, mais qui plutôt permet à l’Insee de se dédouaner de certaines incohérences.

La diversité des populations en Europe : quelle géographie ?

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2010). « La diversité des populations en Europe. Quelle géographie ? ». Population & Avenir. N°698. Mai-Juin 2010. Pages 4-7 et page 20.

Contexte :

A partir de la base de données démographiques constituée sur l’ensemble des pays européens, il était possible de comparer les différents chiffres de populations d’origine étrangère pour chaque pays d’Europe occidentale, les principaux pays d’immigration sur le continent européen. L’objectif était de déterminer des différences dans les profils. L’article est lié à l’éditorial de la revue, qui constituait à l’origine sa première partie.

Résumé (source Urbamet) :

Tous les pays d’Europe connaissent une attraction migratoire mais leurs profils sont très diversifiés. Une comparaison permet de proposer une typologie des pays de l’ancienne Union Européenne à quinze moins le Luxembourg mais plus la Norvège et la Suisse. Une première catégorie regroupe cinq pays dont la proportion de population d’origine étrangère, d’immigrants ou d’étrangers considérée comme européenne est supérieure à 66 % : la Finlande, la Grèce, la Suisse, l’Autriche et l’Irlande. La deuxième catégorie regoupe cinq pays à légère dominante européenne : la France, l’Allemagne, la Belgique, la Suède et l’Italie. Enfin, six des seize pays étudiés ont une population d’origine étrangère ou d’étrangers à plus de 50 % non européens : les Pays-Bas, l’Espagne, la Norvège, le Portugal, le Danemark et l’Angleterre.  

Commentaire :

Cet article permettait de constituer une typologie inédite, dans le sens que les pays associés à chacune des catégories ne l’avaient jamais été avant, étant donné l’utilisation de données reposant sur un unique critère, en règle générale, la citoyenneté. Contrairement à une idée reçue, la France n’apparaissait pas comme le pays au plus fort pourcentage d’étrangers non européens. Par contre, apparaissait un pays comme la Norvège, caractéristique méconnue du grand public comme du monde de la recherche jusqu’au dramatique acte de folie de cet été 2011.

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Un cas singulier. Les Pays-Bas avec un solde migratoire devenu négatif

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2007). « Un cas singulier. Les Pays-Bas avec un solde migratoire devenu négatif ». Population & Avenir. N°685. Novembre-Décembre 2007  Pages 15-17.

Contexte :

Suivant depuis un certain temps l’évolution démographique des Pays-Bas, il m’est apparu que ce pays se singularisait fortement du reste de l’Europe occidentale, puisque dans un contexte général d’accentuation de l’immigration, les Pays-Bas connaissaient un… déficit migratoire ! Ce dernier m’a fortement intrigué, d’où l’écriture de cet article pour comprendre ce qui s’y passait. L’existence de publications en anglais de l’institut statistique néerlandais m’a été d’une grande aide, car le néerlandais est difficile à comprendre.

Résumé :

A venir.

Commentaire :

Le déficit migratoire des Pays-Bas fut un phénomène conjoncturel, puisque le solde migratoire est redevenu positif ensuite. Il montrait que les politiques de restriction des entrées pouvaient momentanément réduire les flux entrants. Il permettait aussi de mettre en évidence l’importance des migrations de retraites vers l’Europe du Sud dans les pays d’Europe septentrionale.

Impact :

Son impact a été limité, les Pays-Bas intéressant bien peu les chercheurs français, à tort par ailleurs, car par ses caractéristiques c’est un véritable laboratoire des évolutions socio-démographiques de l’Europe occidentale.

1) Cité en note de bas de page 30 par Gerard-François DUMONT (2008). « L’immigration et l’Europe ». Revue politique et parlementaire. N°1046. Janvier/mars 2008.

2) Cité en note de bas de page n°13 à la page 21 par Gerard-François DUMONT (2009). La politique européenne d’immigration. Karthala. Paris. 312 pages.

3) Cité en note de bas de page n°12 par Gerard-François DUMONT (2011). « UE Prospective démographique ». Diploweb.com . 20 avril 2011

Le dépeuplement de l’Albanie

novembre 11, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2007). « Le dépeuplement de l’Albanie ». Le Courrier des pays de l’Est. N°1061. Mai-juin 2007. Pages 60-68.

Contexte :

Comme ce fut le cas pour l’article concernant la montée des hispaniques aux Etats-Unis, à partir des données téléchargées dans mon temps libre sur les sites internet des instituts statistiques albanais, grec, et italien, j’ai pu reconstituer la dynamique démographique de ce pays européen, relativement méconnu.  Dans ce cadre, j’ai contacté la revue Le Courrier des Pays de l’Est, qui, étant donné son champ géographique, pouvait être intéressée.

Résumé :

L’Albanie se caractérisait en Europe jusqu’à la chute du communisme par la croissance démographique la plus forte, liée à une fécondité très élevée, la rapprochant des pays en voie de développement. Mais, depuis 1990, la population a diminué pour deux raisons. La première tient à la diminution de la fécondité, qui est descendue sous le seuil de remplacement des générations. La seconde, la plus importante, est une émigration considérable. En effet, suite à l’effondrement économique du pays dans les années 1990, deux grandes vagues d’émigration se sont produites et un tiers des Albanais vivent aujourd’hui à l’étranger, en grande majorité en Grèce et en Italie, où leur répartition régionale suit des logiques spécifiques. Ce processus se poursuit aujourd’hui même si les statistiques officielles semblent le minimiser. Cette forte émigration a eu des conséquences importantes dans l’évolution interne de la population, étant à l’origine du dépeuplement inquiétant du sud du pays, et de la relative croissance du littoral. Parallèlement, l’évolution politique et économique a conduit à de forts mouvements migratoires internes, le nord du pays se dépeuplant au profit particulièrement de la capitale Tirana, dont la population a augmenté de 44 % en dix ans.

Commentaire :

Les conclusions de l’article qui tablaient sur la poursuite du dépeuplement n’ont pour l’instant pu être vérifiées, puisque les résultats du dernier recensement de l’Albanie n’ont pas encore paru. Cependant, la forte réduction des naissances depuis l’écriture de l’article laisse penser que nos conclusions se sont confirmées.

Impact :

Cet article a eu un impact important, probablement car il venait combler un vide. On constatera un intérêt marqué par les italiens, qui s’expliquait logiquement par le fait qu’à l’époque les albanais constituait la première nationalité étrangère dans le pays (désormais, ce sont les roumains).

1) A fait l’objet d’une note de lecture dans : Newsletter n°11 (ottobre/novembre 2007) de L’osservatorio sull’Immigrazione in Piemonte. Letture di Claudio Canal.  URL : http://www.piemonteimmigrazione.it/Pop/letture_canal_14.html

2) Site internet de la mairie de Turin. Edition en langue albanaise. 9 novembre 2007. Rubrique scoprire. “L’Albania sempre meno popolata”.

3) Cité par Juliette TENDJOUKIAN (2007) dans la bibliographie et page 17. « Restructuring and growth inAlbania : an institutional approach ». EAEPE Conference 2007. 23 pages.

4) Cité par Aymeric Dordonat (2008). “Albanie : quelles perspectives européennes ?”. Site internet nouvelle-europe.eu. 28 mai 2008. URL : http://www.nouvelle-europe.eu/node/484

5) Cité par Ciro Tappeste (2008) page 14 en note de bas de page 8. « Pogrom antigitanos, agresiones fascistas y represion ». URL : www.ft-ci.org/article.php3?id_article=1302

6) Cité page 160 et dans la bibliographie page 165 par Jean-Guillaume DITTER (2008). « L’Albanie : de l’autarcie à la mondialisation ». Eurorient n°27, 2008. L’Harmattan. 274 pages.

7) Cité par Gérard-François DUMONT (2008). « Les facteurs des inégalités alimentaires dans le monde ». Livre Nourrir les Hommes de Gabriel Wackermann, Ellipses, 264 pages.

8 ) Cité par Annie-Claude LABRECQUE dans le texte et en bibliographie (2010). « Les études urbaines dans les Balkans ». http://www.vrm.ca/Cap_Balkans.asp?ID=1275&Pages=7&Nouv=1

9) Cité sur le blog Sur le rebord du monde. Dimanche 5 septembre 2010. http://surlerebordumonde.blogspot.com/2010_09_01_archive.html

10) Cité dans le texte et en bibliographie par Camille SCHMOLL (2010). « Vieillissement et migrations, réflexions à partir de la Basilicate et de la Bretagne » in M. BARON, E. SABOT, C. GRASLAND, D. RIVIERE, G. VAN HAMME. Villes et régions européennes en décroissance, Hermes, 2010, 368 pages.