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La démographie de la France en 2006 : pourquoi une hausse des naissances ?

novembre 10, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2007). « La démographie de la France en 2006 : pourquoi une hausse des naissances ? » Population & Avenir. N°682. Mars-Avril 2007. Pages 17-19.

Contexte :

Traditionnellement, le bilan démographique annuel de la France dans la revue Population & Avenir était effectué par Monsieur Jean-Edouard Rochas. Ce dernier étant gravement malade (il décèdera malheureusement un peu plus tard), Gérard-François Dumont m’a proposé de reprendre le flambeau, ce que j’ai fait. La hausse inattendue des naissances en France prêtant à diverses interprétations (quel rôle de l’immigration ?), il s’avérait nécessaire de faire le point sur le plan statistique. 

Résumé :

En 2006, les décès ont diminué en France du fait de la poursuite de la progression de l’espérance de vie. Parallèlement, évolution notable, les naissances ont fortement augmenté, produit d’un double phénomène : une réelle hausse de la fécondité des couples de parents de nationalités françaises, qui enraye la baisse des naissances françaises, et l’impact de l’immigration étrangère (en hausse au début des années 2000) sur le volume des naissances.   

Commentaire :

Cet article permettait de bien distinguer les différences explicatives entre la hausse de la fécondité (liée à des évolutions sociétales) et la hausse des naissances (liée à l’immigration). Les personnes pensant que seule l’immigration était à l’origine du regain de la natalité en France s’étaient trompées !

Impact :

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Des statistiques « ethniques » en Angleterre à la situation en France

Référence de l’article :

Laurent CHALARD, Gérard-François DUMONT (2007). « Des statistiques « ethniques » en Angleterre à la situation en France ». Population & Avenir. N°681. Janvier-Février 2007. Pages 13-15.

Contexte :

Au moment où la mise en place de statistiques ethniques faisait débat en France, il semblait intéressant de mettre en perspective les statistiques françaises avec celles anglaises concernant cette thématique. Etait-il possible de les comparer ? Cela avait-il un sens ?

Résumé (source Urbamet) :

L’insee anglais classe la population du pays en 16 groupes ethniques. Le solde naturel positif de l’Angleterre est dû uniquement aux catégories « non blanches ». En France, le recensement de la population ne pose pas de question sur l’ethnicité de la population, mais seulement sur la nationalité juridique. En France, il serait souhaitable d’obtenir des données géodémographiques précises et sérielles sur l’évolution de la population selon la nationalité et les migrations.

Commentaire :

Cet article nous a fait prendre conscience que la mise en place de statistiques ethniques ne changeait pas grand-chose au fond du débat sur l’immigration, et risquait de stigmatiser certaines populations (par exemple, la catégorie « noire » n’aurait aucun sens puisqu’elle discriminerait les populations d’outre-mer, françaises depuis plus longtemps que les niçois ou les savoyards !). Le plus important est surtout l’amélioration des données existantes concernant la distribution géographique des étrangers selon la nationalité en France et les entrées et les sorties du territoire français.

Impact :

L’article a été cité plusieurs fois (jusqu’en Italie) concernant une information, les différences d’indice de fécondité selon la nationalité de la mère en France, qui en fait provenait… de l’Insee !

1) Le Figaro. 19 janvier 2007. Le bloc-notes d’Ivan Roufiol. « Les limites de la méthode Royal ». URL : http://www.lefigaro.fr/politique/2007/01/20/01002-20070120ARTWCP90031-les_limites_de_la_methode_royal.php

2) Tempi. N°5. 1° février 2007. « Un baby boom politicamente corretto ». Arrigoni Gianluca.

3) Cité en bibliographie page 53 par Gérard-François DUMONT (2008). « Un nouvel acteur géopolitique : la diaspora indienne ». Géostratégiques, n°19, avril 2008.

4) Cité en note de bas de page 8 par Gérard-François DUMONT (2008). « Politique familiale et fécondité en Europe ». Parlement européen.

5) Cité en note n°478 page 304 par Gérard DUSSOUY (2009). Les théories de la mondialité : Traité de Relations internationales, Tome 3. L’Harmattan. 313 pages.

6) Cité par Gérard-François DUMONT (2010). « Pakistan : un échec étatique attesté par la démographie ». Outre-Terre. 2010/1. N°24.

Etats-Unis : la montée des hispaniques

novembre 6, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Laurent CHALARD, Gérard-François DUMONT (2006). « Etats-Unis : la montée des hispaniques ». Population & Avenir. N°678. Mai-Juin 2006. Pages 13-16.

Contexte:

Parallèlement à ma thèse, j’ai constitué une vaste base de données démographiques concernant l’ensemble des pays de la planète, étant passionné par cette thématique. Dans ce cadre, j’ai récolté des données post-censitaire concernant le mouvement naturel aux Etats-Unis qui permettaient de montrer que la montée des hispaniques était encore plus marquante quand on s’intéressait au mouvement naturel, et plus particulièrement à la natalité.

Résumé :

En 2003, les hispaniques représentent 14 % de la population des Etats-Unis , mais 22 % des naissances. Entre 1999 et 2003, les naissances hispaniques ont fortement progressé alors que les naissances « autochtones » (« blanches non hispaniques » et « noires non hispaniques ») ont diminué, du fait d’une très forte immigration, mais aussi d’une fécondité plus élevée, très sensiblement supérieure aux autres origines. Ces naissances se concentrant dans le quart sud-ouest du pays, il s’en produit un processus de « mexicanisation » des Etats concernés, qui pourrait avoir des conséquences géopolitiques sur le long-terme.

Commentaire :

Cet article a joué un rôle important par la suite, dans le sens qu’il est à l’origine de mon intérêt pour les questions de démographie politique, à une époque où l’ouvrage de référence de Gérard-François Dumont n’avait pas encore paru. L’ampleur des décalages de croissance démographique selon l’origine aux Etats-Unis m’ont fait comprendre le rôle, bien souvent sous-estimé, de la démographie dans les évolutions géopolitiques. Barack Obama n’aurait jamais été élu si l’immigration avait été moins vive.

Impact :

L’article a été cité une fois par un géographe travaillant sur les Etats-Unis :

1) Cité dans la bibliographie page 14 par Jérôme MONNET (2006). FIG 2006. « Le Mexique face aux Etats-Unis : 1906-2006, un siècle de révolutions ». 14 pages.

2) Cité en notes n°2 page 68 par Gérard-François DUMONT (2009). « La diversification du peuplement des Etats-Unis ». Géostratégiques. Mai 2009.