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Posts Tagged ‘Intercommunalité’

Périurbanisation et explosion des anciens cadres politiques : l’exemple du canton de Saint-Lys

Référence :

CHALARD L. (2011). « Périurbanisation et explosion des anciens cadres politiques : l’exemple du canton de Saint-Lys ». in Périurbanisation, durabilité et créativité. Les Cahiers de l’Association de Prospective Rhénane 2011-2. Pages 137-146.

Contexte :

Article tiré de ma thèse, j’en avais écrit une première version en 2008 que je n’avais pas réussi à publier dans une revue de géographie toulousaine, car mes conclusions ne plaisaient pas aux géographes locaux, très (trop ?) liés politiquement aux élus locaux. Une invitation à un colloque sur la périurbanisation à Strasbourg organisée par Raymond Woessner fut l’occasion de la publier.

Résumé :

Territoire périurbain situé à l’ouest de l’aire urbaine toulousaine, le canton de Saint-Lys s’est fortement transformé depuis trente ans, avec l’émergence de Fonsorbes comme commune la plus peuplée et une dissociation entre communes « rurales » et « urbaines ». En conséquence, sur le plan politique, les tensions ont été très vives lors du projet de création d’une communauté de communes sur le périmètre du canton au début des années 2000, aboutissant à l’explosion de ce dernier, chaque commune choisissant une structure de coopération intercommunale différente. Le canton de Saint-Lys semble constituer un exemple-type des modifications politiques apportées par la périurbanisation, qui se retrouvent dans le reste de l’aire urbaine toulousaine.

Commentaire :

Le principal intérêt de cette contribution était de montrer que les évolutions géographiques des territoires périurbains sont à l’origine de profonds bouleversement politiques car la périurbanisation met en concurrence les communes pour attirer population et activités économiques.

Impact :

L’impact a été quasiment nul jusqu’ici, étant publié dans un ouvrage collectif.

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La mise en place des découpages intercommunaux (1992-2007) : témoin de la fragmentation de l’aire métropolitaine Nice Côte d’Azur

Référence de l’article :

Laurent CHALARD. (2010). « La mise en place des découpages intercommunaux (1992-2007) : témoin de la fragmentation de l’aire métropolitaine Nice Côte d’Azur ». L’Espace Politique [En ligne]. 11 /2010/2. Mis en ligne le 18 novembre 2010.  URL : http://espacepolitique.revues.org/index1669.html

Contexte :

La revue électronique L’Espace Politique, revue de géographie politique créée relativement récemment, a passé un appel à contribution pour un numéro parlant de géopolitique urbaine. Ayant un texte déjà prêt, le texte de ma communication à un colloque à Reims, je l’ai proposé. L’article est issu de ma thèse. Il se compose de morceaux concernant l’intercommunalité dans l’aire métropolitaine de Nice. Après avoir publié un article sur Marseille et un sur Toulouse, il me paraissait logique de terminer par en publier un à propos de mon troisième terrain d’étude de thèse, Nice.

Résumé :

Sur le territoire de l’aire métropolitaine azuréenne, ensemble urbanisé polynucléaire comptant 1,1 million d’habitants, s’est mis en place un paysage géopolitique fragmenté suite à la parution de la loi Chevènement sur l’intercommunalité en 1999. Or, l’étude de la formation des territoires intercommunaux témoigne de fortes tensions d’ordre géopolitique. L’article s’attarde à deux exemples. Le premier concerne la formation de la communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur, la plus grande structure intercommunale de l’aire métropolitaine, qui révèle les tensions entre une ville-centre relativement paupérisée, qui s’avère répulsive, et une périphérie plus riche. Le second exemple étudie les vives tensions géopolitiques entre les différents acteurs pour le contrôle des deux principaux pôles d’emploi de l’aire métropolitaine, en-dehors de la ville-centre. L’article conclut sur la nécessité de l’approche géopolitique dans l’étude du phénomène intercommunal, et sur l’intérêt de l’aire métropolitaine comme champ géographique des études géopolitiques, les tensions politiques s’avérant réelles à cette échelle, qui relève du local.

Commentaire :

L’article a été écrit avant les nouvelles évolutions législatives. Il s’avère donc déjà comme un témoignage historique, plus qu’une présentation de la situation actuelle. Cependant, la question de la fragmentation des structures institutionnels demeure.

Impact :

L’impact a été quasiment nul pour deux raisons : la revue L’Espace Politique a une faible notoriété et l’article apparaissait daté dès sa parution.

La France en villes

novembre 14, 2011 1 commentaire

Référence de l’ouvrage :

Gérard-François DUMONT (direction), Laurent CHALARD, et al… (2010). La France en villes. SEDES. CAPES/Agrégation. 352 pages.

Contexte :

A l’occasion de la parution du nouveau sujet du concours de CAPES/Agrégation intitulé « La France en Villes », l’éditeur SEDES a contacté Gérard-François Dumont pour piloter un ouvrage sur cette thématique avec des délais très serrés. Il m’a associé immédiatement au travail et nous avons réfléchi  ensemble aux éléments que nous pourrions mettre dans cet ouvrage. Il s’en est suivi ma participation à huit chapitres. Etant donné les délais, l’ouvrage reposait principalement sur des travaux déjà écrits mais non encore publiés. Certains chapitres sont issus partiellement ou en totalité de ma thèse (les grandes métropoles régionales, l’intercommunalité, la polynucléarité à Marseille), d’autres d’études que nous avions ou étions entrain de réaliser (les métropoles régionales intermédiaires, les villes moyennes de la région PACA, Vitré, la géographie de l’exclusion à Toulouse) et un correspondait à l’actualisation de l’article sur le bilan démographique des maires.

Résumé :

Le mieux est de lire la note de lecture de Maïté Verdol : http://www.diploweb.com/La-France-en-villes-G-F-Dumont.html 

Commentaire :

A venir.

Impact :

Le livre a fait l’objet de plusieurs notes de lecture, dont une « assassine » d’un dénommé Cyril Froidure, totalement injustifiée en comparaison de la qualité des autres manuels, et qui souhaitait régler ses comptes avec Gérard-François Dumont. 

1) Mis sur le site de l’association des géographes français. URL : http://association-de-geographes-francais.fr/spip.php?article76

2) A fait l’objet d’une note de lecture par Gilles FUMEY sur le site des Cafés Géographiques. 12 avril 2010. URL : http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=2030

3) A fait l’objet d’une note de lecture par Cyril Froidure sur le site des Clionautes. 15 octobre 2010. URL : http://www.clio-cr.clionautes.org/spip.php?article3142

4) Sélection du mois de la chaire Ville & Immobilier de la fondation Dauphine. 2 novembre 2010. URL : http://chaireville-immobilier.fondation.dauphine.fr/publications/notre-selection-du-mois/veille-immobiliere/plateforme-dobservation-des-projets-et-strategies-urbaines-popsu/

5) A fait l’objet d’une note de lecture par Maïte Verdol sur le site Diploweb.com. 24 novembre 2010. URL : http://www.diploweb.com/La-France-en-villes-G-F-Dumont.html

L’inadéquation entre territoires fonctionnels et territoires institutionnels à travers l’exemple de l’intercommunalité dans l’aire métropolitaine toulousaine

Référence du chapitre d’ouvrage :

Laurent CHALARD (2009). « L’inadéquation entre territoires fonctionnels et territoires institutionnels à travers l’exemple de l’intercommunalité dans l’aire métropolitaine toulousaine » in Pierre ALLORANT (direction). Les territoires de l’administration. Départir, décentraliser, déconcentrer. Presses Universitaires d’Orléans. Pages 187-203.

Contexte :

Ce chapitre d’ouvrage correspond au texte de la communication effectuée au colloque sur les territoires de l’administration à Orléans en juin 2008. Il est entièrement issu de ma thèse. En l’occurrence, il est constitué de différents morceaux portant sur Toulouse. Pour la petite histoire, ma participation à ce colloque n’était pas prévue dans mon agenda, n’ayant pas envoyé ma proposition de communication. J’avais juste contacté l’organisateur du colloque par email pour demander quelques renseignements. A ma grande surprise, quelques mois plus tard, j’apprends que ma communication est acceptée, probablement car le nombre de participants n’était pas assez important ! 

Résumé :

Avant 1945, la croissance urbaine se cantonne au sein des limites communales de Toulouse, n’entraînant pas une réflexion importante sur une coopération (ou une fusion) avec les communes voisines, car la commune de Toulouse dispose de vastes surfaces planes pour son développement. Il ressort une certaine adéquation entre le territoire institutionnel (la commune) et l’urbanisation. Entre 1945 et 1975, l’urbanisation progresse sensiblement dans l’aire métropolitaine toulousaine, entraînant de premières interrogations intercommunales. Cependant, l’amorce d’un décalage entre le territoire fonctionnel et celui institutionnel n’entraîne pas pour autant la constitution d’une structure d’agglomération puisqu’il est faiblement ressenti par la ville-centre, qui dispose toujours de vastes possibilités d’urbanisation. Par exemple, la « ville nouvelle » du Mirail s’implante sur le territoire communal de Toulouse. A partir de 1975, le processus de métropolisation se développe dans un contexte de fin de la planification, et de triomphe du libéralisme économique et son corollaire en milieu urbain : un certain « laisser-faire ». Le décalage entre territoire fonctionnel et territoire institutionnel s’amplifie dans ce nouveau contexte, qui entraîne une forte extension du premier alors que le second n’évolue pas, dans une période de décentralisation conduisant à une forte fragmentation politique. A partir de 1992, l’Etat français prend conscience du décalage entre territoires fonctionnels et institutionnels et donc légifère pour essayer de remédier à cette situation, qu’il juge problématique. Néanmoins, dans l’aire métropolitaine toulousaine, les lois Joxe et Chevènement ne font qu’entériner la fragmentation politique puisqu’il a été impossible de faire émerger un gouvernement métropolitain. L’aire métropolitaine toulousaine se découpe en une multitude de structures intercommunales auxquelles il faut ajouter la persistance de communes isolées et d’autres cadres de coopération (SCOT, SIVU, SIVOM, pays…). En définitive, l’étude du cas toulousain permet de tirer deux principaux enseignements. Le premier enseignement est que le décalage entre territoires fonctionnels et institutionnels n’a pas toujours existé. Deuxième enseignement, les territoires fonctionnels sont mouvants. Ils évoluent en permanence. En conséquence, il faut s’interroger sur la pertinence de la quête d’un optimum territorial.

Commentaire :

L’exemple toulousain permettait de montrer clairement la course perpétuelle entre l’évolution de l’urbanisation et celle des institutions. Finalement, la conclusion apparaissait totalement différente de mon premier article sur Marseille, m’interrogeant désormais sur la réelle pertinence de la constitution de structures intercommunales.

Les logiques du découpage intercommunal dans l’aire métropolitaine marseillaise

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2005). « Les logiques du découpage intercommunal dans l’aire métropolitaine marseillaise ». La Géographie. N°1518. Septembre 2005. Pages 63-81.

Contexte :

Cet article fut ma première publication. Il est issu de mon mémoire de DEA qui portait sur l’intercommunalité dans l’aire métropolitaine marseillaise, dont il est un résumé des principales conclusions. C’est donc un article écrit courant 2003, bien qu’il soit paru deux ans plus tard.

Résumé :

La recomposition territoriale dans l’aire métropolitaine marseillaise doit tenir compte d’un territoire particulier à la polynucléarité affirmée et à la périurbanisation très importante. Jusqu’en 1992, il n’existait aucune structure importante intercommunale intégrée (en-dehors du syndicat d’agglomération nouvelle) car le besoin de coopération n’était pas ressenti par les élus locaux. Les lois Joxe et Chevènement dans les années 1990 ont entraîné la multiplication des structures, aboutissant à un paysage politique balkanisé, chaque pôle de l’aire métropolitaine constituant son intercommunalité en concurrence avec les autres.

Commentaire :

La dernière partie de l’article suivant l’air du temps proposait de supprimer le département pour limiter l’empilement des échelons administratifs. Mon point de vue s’est ensuite modifié, puisque je pense désormais que l’adaptation des compétences et des découpages des départements aux aires d’influence des villes serait plus pertinent et permettrait de gaspiller moins d’argent, en supprimant les intercommunalités, qui coûtent une fortune au contribuable.

Impact :

Sans surprise pour une première publication, son impact fut relativement faible, d’autant que la revue La Géographie était sur sa fin, puisqu’elle a disparu quelques années plus tard. A noter cependant que l’article fut cité à deux reprises, dont une fois en Hongrie :

1) Cité par François HULBERT dans le texte et en bibliographie. « L’espace politique de la ville : plaidoyer pour une géopolitique urbaine ». L’espace politique. 8, 2009/2, mis en ligne le 15 novembre 2009. URL : http://espacepolitique.revues.org/index1330.html

2) Cité par György CSOMOS en bibliographie. « A közigazgatasi regiok es kozpontjaik : utopia es realitas ». Tarsadalomkutatas. Volume 28, number2/june 2010.