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Posts Tagged ‘Natalité’

Démographie. Vers la fin de l’originalité française

Référence :

CHALARD L. (2017). « Démographie. Vers la fin de l’originalité française ». Revue politique et parlementaire. N°1082. Janvier-Mars 2017. Pages 27-33.

Contexte :

Demande de la revue politique et parlementaire, qui souhaitait faire un bilan des dernières évolutions de la démographie française, l’article visait à s’interroger sur la pérennité de l’originalité française au sein de l’Union Européenne, c’est à dire un solde naturel élevé grâce à une fécondité proche du seuil de remplacement des générations, dans un contexte de médiatisation croissante d’une baisse de la natalité hexagonale.

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Catégories :France, Géographie de la population Étiquettes : ,

Revolution : the « peak births » theory

Référence :

CHALARD L. (2015). « Revolution : the « peak births » theory ». American Diplomacy. Mai 2015. URL : http://www.unc.edu/depts/diplomat/item/2015/0106/op/op05chalard_peak.html

Contexte :

Suite aux révolutions arabes de 2011, j’avais constaté une certaine corrélation entre la date du pic des naissances en Tunisie et en Egypte, et la date de ces révolutions. Il m’a semblé donc pertinent de pousser plus en détail la question et de publier l’article en anglais, en l’occurrence dans une revue électronique américaine, dans laquelle j’avais déjà publié un précédent article. C’est le seul article écrit directement en anglais, un travail fastidieux (l’aide de deux relecteurs américains a été grandement appréciable !), qui ne justifie pas la perte de temps. Il vaut mieux écrire dans sa langue maternelle.

Résumé :

A venir.

La baisse récente de la natalité, symbole du déclin américain ?

Référence de la tribune :

Laurent CHALARD (2011). « La baisse récente de la natalité, symbole du déclin américain ? ». Les Echos.fr. 4 novembre 2011. URL : http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/conjoncture/221139643/baisse-recente-natalite-symbole-dec

Contexte :

En consultant les derniers résultats statistiques fournis par le National Center for Health Statistics concernant le mouvement naturel aux Etats-Unis, j’ai été frappé par le retournement brutal de l’évolution des naissances, qui après des années de croissance se mettent à baisser sensiblement à partir de 2008, contrairement à l’Europe. Il convenait donc de s’interroger sur l’origine de cette dissociation des évolutions des deux côtés de l’Atlantique.

Résumé :

La tribune est consultable en intégralité au lien ci-dessus.

Commentaire :

Cette tribune propose une hypothèse qui serait la fin de l’exceptionnalisme américain concernant la natalité, reflétant les évolutions globales de la société américaine. Il faudra attendre plusieurs années pour voir si elle se confirme. Un élément intéressant cependant  à noter, le bilan démographique mensuel des Etats-Unis est désormais devenu semestriel, probablement pour des raisons financières, mais cela témoigne d’une évolution inquiétante des organes statistiques des Etats-Unis. Quand on commence comme cela, on ne sait pas où on finit !

Catégories :Démographie politique Étiquettes : ,

Le Kosovo et le rôle du facteur démographique sur les évolutions géopolitiques

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2011). « Le Kosovo et le rôle du facteur démographique sur les évolutions géopolitiques ». Géostratégiques. N°31.  2° trimestre 2011. Pages 143-155. PDF : www.strategicsinternational.com/31_12.pdf

Contexte :

Suite à la publication de statistiques démographiques historiques détaillées par l’institut de statistique du nouvel état indépendant, le Kosovo, il était possible d’analyser en profondeur le rôle de la démographie sur les évolutions géopolitiques de ce territoire. L’article, qui était déjà plus ou moins écrit depuis deux ans, s’est intégré logiquement dans un numéro de la revue Géostratégiques portant sur les Balkans. 

Résumé :

Le processus d’indépendance du Kosovo a été fortement facilité par les évolutions démographiques de ce territoire. Trois périodes successives permettent de montrer l’existence de différentiels démographiques importants entre populations albanaise et serbe. La première entre 1948 et 1961 laisse apparaître une répartition ethnique relativement stable (2/3 d’albanais, 1/4 de serbes), mais l’étude du mouvement naturel dégage un constat différent puisque l’accroissement naturel des albanais était déjà sensiblement plus élevé, du fait d’une fécondité plus importante. Cependant, cela ne se traduit pas encore sur le plan politique. Au cous de la deuxième période, entre 1961 et 1981, se constate une nette progression du poids relatif de la population albanaise, produit d’un différentiel de mouvement naturel accentué avec les serbes, mais aussi d’une émigration serbe, qui diminue leur part relative dans la population et leur nombre de naissances. En conséquence, les premières revendications politiques albanaises se font jour, conduisant à des émeutes en 1981. Enfin, la troisième période, depuis 1981, voit la poursuite du processus, conduisant à une domination ethnique des albanais écrasante (environ 92 % de la population en 2006 !). En effet, la poursuite de l’émigration serbe, combinée à un moindre croît naturel que les albanais, conduit à leur affaiblissement démographique. Dans ce cadre, la nouvelle donne démographique, extrêmement favorable aux albanais, a favorisé les vélléités d’indépendance du Kosovo, qui se sont traduites dans les faits en février 2008.

Commentaire :

Les données les plus récentes utilisées par l’article reposaient sur une estimation de la population réalisée par l’institut statistique national du Kosovo, avant le recensement. Les résultats de ce dernier ont montré que la population était moins importante que prévue, du fait d’une forte émigration sur le modèle du pays voisin, l’Albanie. Néanmoins, cela ne change pas grand-chose à l’argumentation de l’article puisque le différentiel démographique entre populations albanaise et serbe au Kosovo est ancien.

Impact :

Comme tous les autres articles de démographie politique, son impact a été très faible. Cela s’explique assez simplement par le fait que la démographie politique est une discipline émergente qui n’intéresse (presque) personne  pour l’instant en France. C’est dommage puisque la démographie joue un rôle primordial dans les évolutions géopolitiques internationales, ne serait-ce que dans le déclin actuel de l’Occident.

Afghanistan : une géopolitique des populations « séculière » et « régulière ».

Référence de l’article :

Gérard-François DUMONT, Laurent CHALARD (2010). « Afghanistan : une géopolitique des populations « séculière » et « régulière » ». Géostratégiques. N°27. 2° trimestre 2010. Pages 43-65. PDF : www.strategicsinternational.com/27_05.pdf

Contexte :

Gérard-François Dumont n’ayant pas le temps d’écrire un article sur l’Afghanistan que lui demandait la revue Géostratégiques, il m’a chargé d’en rédiger une version brouillon, ce que j’ai accepté, étant intéressé par la démographie méconnue de ce pays, où ne s’est tenu qu’un recensement dans son histoire ! Il s’agissait d’appliquer la méthode de démographie politique au cas de l’Afghanistan. Je ne me suis cependant pas contenté d’appliquer bêtement cette méthode, mais j’ai ajouté de nouveaux éléments, comme la question de la compacité du peuplement ou la mise en place d’une méthode indirecte permettant de déterminer l’existence de différentiels démographiques entre les principales ethnies du pays.

Résumé :

A venir.

Commentaire :

Le résultat de l’article m’a complètement satisfait puisqu’il était plus qu’une synthèse des connaissances démographiques sur l’Afghanistan, apportant des éléments nouveaux à la compréhension des dynamiques de sa démographie politique. J’espère dans le futur continuer de travailler sur cet espace géographique, en particulier le Pakistan, véritable poudrière.

Impact :

Bien que portant sur un pays où est engagée l’armée française, l’article a eu un impact limité.

1) Cité en note de bas de page n°9 page 216 par Nathalène REYNOLDS. « Des conséquences de la guerre d’Afghanistan en République Islamique du Pakistan : Islamabad et l’instrumentalisation du bilan politique de l’alliance occidentale ». Géostratégiques n°27. 2010. PDF : www.strategicsinternational.com/27_18.pdf

2) Cité sur le blog de Jacques SOPPELSA. « La démographie en Afghanistan : réflexions géopolitiques ». Jeudi 16 décembre 2010. URL : http://geopol-soppelsa.over-blog.com/article-la-demographie-en-afghanistan-reflexions-geopolitique-63142015.html

La démographie de la France en 2009 : une année riche d’enseignements.

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2010). « La démographie de la France en 2009 : une année riche d’enseignements ». Population & Avenir. N°697. Mars-Avril 2010. Pages 17-19.

Contexte :

Pour l’année 2008, je n’avais pas préparé le bilan démographique annuel de la France pour la revue Population & Avenir, du fait d’un emploi du temps trop chargé à ce moment-là. Je me suis donc remis logiquement à la tâche pour l’année 2009, d’autant qu’il y avait des choses à dire (ce n’est pas le cas tous les ans !). La fameuse Grippe A fortement médiatisée avait t-elle eu un impact sur la mortalité ?

Résumé :

En 2009, la France continue de se singulariser au sein de l’Union Européenne par sa croissance démographique reposant principalement sur le solde naturel. Elle est le produit de deux facteurs. Le premier est une mortalité plus faible, la grippe A n’ayant pas eu de conséquences notables sur la mortalité annuelle. Le second est une natalité plus élevée, les naissances n’ayant baissé que très légèrement en 2009 malgré la crise économique. Il semble se produire une déconnexion entre natalité et économie en France. Concernant la nuptialité, l’addition des mariages et des PACS par l’Insee apparaît contestable, puisque cela donnerait un taux d’union supérieur à 100 % ! Un grand flou demeure concernant l’autre facteur de l’accroissement démographique, le solde migratoire, les données fournies par l’Insee montrant sa stabilité d’une année sur l’autre semblant peu vraisemblables, dans un contexte de forte baisse de ce solde constaté dans les autres pays européens suite à la crise économique. Enfin, les interrogations persistent concernant les résultats du recensement rénové.

Commentaire :

Le principal mérite de cet article était de montrer que la Grippe A avait eu un impact inférieur à une grippe traditionnelle au niveau de la mortalité. Il confirmait aussi la nécessité de conserver un regard critique sur les données produites par l’Insee, qui ne sont pas toujours fiables. C’est probablement mon dernier bilan démographique annuel, car l’exercice au bout d’un certain temps devient lassant.

Impact :

L’article allant à contre-courant du message véhiculé par les médias concernant le danger de la grippe A, il n’a malheureusement pas fait l’objet de citations dans la presse.

1) Cité en note de bas de page n°14 page 15 par Jean-Pierre BAUX. « France-Allemagne. 250 ans d’histoire éclairés par la démographie ». La Cohorte. N°204. Mai 2011.

La démographie de la France en 2007 : longévité accrue et baisse des naissances

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2008). « La démographie de la France en 2007 : longévité accrue et baisse des naissances ». Population & Avenir. N°687. Mars-Avril 2008. Pages 17-19.

Contexte :

Deuxième bilan démographique annuel réalisé, l’objectif était de ne pas se répéter par rapport à l’année précédente, ce qui signifiait attaquer le problème sous un angle différent. Pour 2007, cela ne fut pas trop compliqué, puisque le fait marquant (la baisse des décès) n’était pas le même qu’en 2006 (la hausse des naissances).

Résumé :

L’un des principaux enseignements des années 2000, avec la hausse de la fécondité, est la mortalité basse, conséquence d’une hausse de l’espérance de vie plus importante que prévue, la canicule de 2003 se présentant comme un « accident ». Cette situation peut s’expliquer par plusieurs raisons : les progrès continus de la médecine, la réduction de la consommation de tabac et d’alcool, et l’arrivée des premières générations âgées du baby boom qui ont connu des conditions de vie bien meilleures que leurs aïeuls… On peut dorénavant émettre l’hypothèse que, sauf catastrophe, cette génération devrait battre tous les records de longévité de l’espèce humaine.

Commentaire :

L’intérêt de cet article était de montrer que derrière les discours catastrophistes véhiculés par les médias suite à la canicule de 2003, se cachaient une réalité toute autre, qui était la forte progression de l’espérance de vie.