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La géographie des plus fortes croissances urbaines

Référence : 

CHALARD L. (2017). « La géographie des plus fortes croissances urbaines ». Population & Avenir. N°735. Novembre-décembre 2017. Pages 4-8 et 24.

Contexte :

Six ans après plusieurs articles sur les communes françaises connaissant les plus fortes croissances démographiques, qui reposaient sur des données couvrant la période 1975-2006, il convenait de réactualiser la question, avec les données les plus récentes couvrant la période 2006-2014, l’objectif étant de déterminer si les politiques publiques visant à la densification urbaine ont eu une efficacité et si les boomburbs et autres baby boomburbs apparaissent toujours aussi dynamiques.

Résumé (réalisé par Nicolas Prévost de la Cliothèque) :

Les fortes croissances démographiques sont souvent liées à un effet taille. Sur les 91 communes urbaines de France métropolitaine ayant connu la plus forte progression démographique entre 2006 et 2014, l’aire urbaine de Paris en compte 37. Lyon, Toulouse et Bordeaux comptent également de nombreuses communes urbaines en croissance. Les aires urbaines de Nice et de Lille font ici exception. Les métropoles de taille intermédiaire ont peu de communes urbaines en forte croissance, sauf autour de Rennes et Montpellier. Enfin, dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants, seuls quelques territoires attirent en Savoie ou sur les littoraux méditerranéens et atlantiques.

L’auteur propose une typologie en 6 catégories : les communes urbaines de re-densification (sous l’effet de vastes opérations de rénovation urbaine), les communes urbaines bénéficiant de disponibilités foncières, les communes de type « boomburb » ou « baby boomburb » (communes périphériques de plus de 7500 habitants), les « villes nouvelles », les « villes-satellites » (qui profitent de la proximité d’une grande agglomération) et les communes littorales à dominante balnéaire.

Commentaire :

A venir.

Impact :

L’article a été cité dans la presse régionale concernant Aix-les-Bains, l’aire urbaine de Bordeaux, Hendaye, l’aire urbaine de Lille (Wasquehal), l’aire urbaine de Montpellier, le Val d’Europe en Seine-et-Marne et l’aire urbaine de Toulouse.

1) http://www.20minutes.fr/lille/2182691-20171206-nord-ville-metropole-lilloise-connu-plus-gros-essor

2) http://www.sudouest.fr/2017/12/09/huit-communes-qui-exp-losent-4020074-2780.php

3) http://www.20minutes.fr/bordeaux/2185739-20171211-bordeaux-apparait-facon-nouvelle-top-francais-croissance-demographique

4) http://www.lavoixdunord.fr/279551/article/2017-12-13/la-population-de-wasquehal-augmente-plus-vite-que-partout-ailleurs-dans-la

5) http://www.nordeclair.fr/120468/article/2017-12-13/la-population-de-wasquehal-augmente-plus-vite-que-partout-ailleurs-dans-la#

6) https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/15/2705169-sept-communes-agglo-top-croissances-urbaines-france.html

7) http://www.ledauphine.com/savoie/2017/12/15/aix-les-bains-figure-au-palmares-des-plus-fortes-croissances-urbaines-en-france

8) https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/agglomeration-toulousaine-championne-france-croissance-demographique-1385853.html

9) http://www.sudouest.fr/2017/12/20/la-ville-dans-le-top-50-de-l-activite-demographique-4049884-4018.php

10) http://www.lagazettedemontpellier.fr/18124/quatre-communes-de-l-herault-parmi-les-plus-fortes-croissances-urbaines-de-france.html

11) http://www.herault-tribune.com/articles/166313/boom-demographique-agde-castelnau-le-lez-juvignac-et-le-cres/

12) http://www.leparisien.fr/montevrain-77144/demographie-la-population-du-val-d-europe-explose-27-12-2017-7473540.php

13) http://www.midilibre.fr/2017/12/29/castelnau-le-lez-et-le-cres-parmi-les-plus-fortes-croissances-urbaines,1608589.php

 

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Géographie urbaine de l’exclusion dans les grandes métropoles régionales françaises

Référence de l’ouvrage :

Gérard-François DUMONT, coll. Laurent CHALARD, Julien NESPOLA (2011). Géographie urbaine de l’exclusion dans les grandes métropoles régionales françaises. L’Harmattan. 270 pages.

Contexte :

Cet ouvrage est la version papier quasiment identique de l’étude sur « la géographie de l’exclusion urbaine dans les grandes métropoles régionales françaises » réalisée pour la CNAF, dont nous avions déjà publiée des éléments précédemment.  Bien que totalement différente et inédite, cette recherche est indirectement liée à ma thèse, dans le sens que mes trois terrains d’études de thèse (Marseille, Nice, Toulouse) semblaient (sous réserve d’analyses plus poussées) montrer que les villes-centres étaient plus pauvres que leur périphérie, contrairement au schéma traditionnellement avancé en France (une ville-centre plus riche que sa périphérie). En conséquence, il nous a paru intéressant de proposer cette étude à la CNAF, ce travail n’ayant jamais été effectué. Malheureusement, l’éditeur n’a pas souhaité que mon nom apparaisse sur la couverture, alors que j’en suis l’auteur principal…

Résumé :

Le mieux est de lire la note de lecture de Xavier Leroux : URL : http://clio-cr.clionautes.org/spip.php?article3571    

Commentaire :

La publication de l’ouvrage constituait l’aboutissement d’une étude qui s’est étendue sur plus d’une année, et a été ponctuée de nombreuses péripéties concernant la collecte des données (par exemple, une direction locale d’une CAF ne voulait pas fournir les données concernant son territoire…). Cependant, j’en garde un goût amer, mon nom ne figurant pas sur la couverture…

Impact :

De publication récente, il est encore un peu tôt pour connaître son impact définitif. Cependant, il a déjà fait l’objet de plusieurs notes de lecture et de citations dans la presse mensuelle, ce qui est de bon augure pour la suite.

1) A fait l’objet d’une note de lecture par Xavier Leroux sur le site des Clionautes. 15 juillet 2011. URL : http://clio-cr.clionautes.org/spip.php?article3571    

2) A fait l’objet d’une note de lecture par Matthieu Gimat sur le site nonfiction.fr . Lundi 17 octobre 2011. URL : http://www.nonfiction.fr/article-5107-une_geographie_de_la_pauvrete_urbaine.htm

3) Alternatives Economiques. N°307. Novembre 2011. Cité dans le texte et en NBP 3. « Les villes les plus inégalitaires de France ». Louis Maurin.

4) Sciences Humaines. « France : une exclusion urbaine à l’américaine ? ». Benoît Richard. URL : http://www.scienceshumaines.com/france-une-exclusion-urbaine-a-l-americaine_fr_28079.html

Les villes-centres : territoires d’exclusion ou de « gentrification » ?

novembre 14, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Gérard-François DUMONT, Laurent CHALARD (2010). « Les villes-centres : territoires d’exclusion ou de « gentrification » ? » Population & Avenir. N°700. Novembre-Décembre 2010. Pages 4-8 et 24.

Contexte :

Cet article portait sur les principaux résultats concernant les villes-centres de l’étude sur la géographie urbaine de l’exclusion réalisée pour la CNAF. En effet, la recherche française (secondée par les médias) véhiculait l’image de villes-centres gentrifiées s’opposant à des périphéries pauvres. Or, l’étude montrait le contraire pour cinq des six villes-centres étudiées. Il était donc nécessaire d’en faire un article pour mettre la situation au point.

Résumé (source Urbamet) :

Un nouvel indicateur a été élaboré pour analyser la géographie de l’exclusion dans les six grandes métropoles régionales françaises. Une cartographie est dressée à l’aide de cet indice synthétique d’exclusion. Dans les six grandes métropoles régionales françaises, l’exclusion touche plus fortement les villes-centres que leurs périphéries même si se distinguent des écarts à la moyenne différents selon les unités urbaines, maximum à Roubaix, moindre à Bordeaux et Lyon. Ce constat conduit à une remise en cause du modèle traditionnel d’organisation socio-spatiale de l’exclusion dans les grandes métropoles françaises. Le modèle nord-américain, qui correspond à un schéma de diminution de l’importance de l’exclusion en fonction de l’éloignement au centre, est prédominant aujourd’hui dans les grandes métropoles régionales françaises. Les facteurs explicatifs de cette cartographie de l’exclusion tiennent aux effets de l’évolution des activités industrielles, à la géographie de l’immigration, à celles des étudiants, à l’habitat insalubre, au profil social des grands ensembles et à la concentration de populations marginalisées.

Commentaire :

Etant donné le nombre d’indicateurs utilisés et notre connaissance du terrain, les résultats de l’article apparaissent incontestables. Cependant, les tenants de la gentrification des villes-centres ont-ils complètement tort ? En fait, aussi paradoxal que cela peut sembler au premier abord, non, pour la bonne raison que la gentrification est un phénomène qui touche les centres-villes, territoires constituant une infime partie des villes-centres.  En conséquence, la contradiction apparente est le produit d’un glissement sémantique entre « centre-ville » et « ville-centre », deux notions géographiques fortement différenciées.  

Impact :

L’article a été cité dans la presse nationale.

1) Revue mise en ligne sur le site crevilles.org. 24 novembre 2010. URL : http://crevilles.org/mambo/index.php?option=com_content&task=view&id=5876&Itemid=203     

2) Sélection du mois de la chaire Ville & Immobilier de la fondation Dauphine. 15 mars 2011. URL : http://chaireville-immobilier.fondation.dauphine.fr/publications/notre-selection-du-mois/veille-immobiliere/mars-2011/

3) Les Echos. 17 mars 2011. Rubrique Idée. Page 19. « Pauvres centres-villes ». Julien Damon. URL : www.lesechos.fr/pdf.php?id=122323

La géographie de l’exclusion dans les grandes villes françaises : le cas de Bordeaux

Référence du chapitre d’ouvrage :

Gérard-François DUMONT, Laurent CHALARD (2010). « La géographie de l’exclusion dans les grandes villes françaises : le cas de Bordeaux » in Gabriel WACKERMANN (direction), La France en villes, Ellipses, pages 139-153.

Contexte :

Ce chapitre d’ouvrage est issu d’une recherche, qui était alors en cours, sur l’exclusion dans les grandes métropoles régionales françaises. Il a été écrit dans la précipitation, puisque du fait de la modification du calendrier des concours d’enseignement, les manuels ont dû être écrits en quelques mois. Nous avons proposé à M Gabriel Wackermann, l’étude de cas la plus avancée de notre travail, en l’occurrence Bordeaux, pour la simple raison que nous l’avions organisé en suivant l’ordre alphabétique.

Résumé (conclusion) :

Deux enseignements principaux résultent de cette analyse géographique de l’exclusion dans l’unité urbaine de Bordeaux. Le premier justifie la nécessité de combiner plusieurs indicateurs. En effet, le classement des communes est souvent différent selon les indicateurs utilisés, ce qui peut s’expliquer par deux raisons. D’une part, chaque indicateur relève de sa propre définition et mesure soit un phénomène précis (le surendettement) soit un phénomène plus général (le revenu fiscal médian), aucun ne pouvant résumer à lui seul toute la complexité de la réalité de l’exclusion. D’autre part, la diversité du peuplement de chaque commune les conduit souvent, selon les indicateurs, à un classement dans des catégories différentes. Par exemple, la commune-centre de Bordeaux a un des taux les plus élevés de RMIstes, mais un pourcentage moyennement faible d’ouvriers et employés. Second enseignement, la géographie de l’exclusion dans l’unité urbaine de Bordeaux se rapproche plus du schéma traditionnel nord-américain, avec des communes périurbaines plus aisées que le cœur de l’unité urbaine qui connaît davantage l’exclusion, que du schéma européen, parfois dénommé « modèle parisien », soit une commune-centre beaucoup plus riche que sa périphérie, où se concentrent les exclus. En effet, à Bordeaux, le cœur de l’unité urbaine s’individualise largement du reste du territoire, par un niveau relativement élevé d’exclusion, y compris dans la commune centre, qui a pourtant une image de « ville bourgeoise ». A contrario, sauf au nord, plus on s’éloigne du centre de l’unité urbaine, plus l’indice synthétique d’exclusion se réduit, les taux minimums étant constatés dans deux communes périphériques. En conséquence, cette situation confirme que le « modèle parisien », n’est pas généralisable. Le fameux processus de gentrification si souvent évoqué devient, à l’examen de l’unité urbaine de Bordeaux, très relatif.

Commentaire :

L’étude de la géographie de l’exclusion dans l’unité urbaine de Bordeaux fut éclairante pour la suite, puisqu’elle montrait que la ville-centre était relativement paupérisée, infirmant l’image traditionnellement ressentie.

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