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La géographie des plus fortes croissances urbaines

Référence : 

CHALARD L. (2017). « La géographie des plus fortes croissances urbaines ». Population & Avenir. N°735. Novembre-décembre 2017. Pages 4-8 et 24.

Contexte :

Six ans après plusieurs articles sur les communes françaises connaissant les plus fortes croissances démographiques, qui reposaient sur des données couvrant la période 1975-2006, il convenait de réactualiser la question, avec les données les plus récentes couvrant la période 2006-2014, l’objectif étant de déterminer si les politiques publiques visant à la densification urbaine ont eu une efficacité et si les boomburbs et autres baby boomburbs apparaissent toujours aussi dynamiques.

Résumé (réalisé par Nicolas Prévost de la Cliothèque) :

Les fortes croissances démographiques sont souvent liées à un effet taille. Sur les 91 communes urbaines de France métropolitaine ayant connu la plus forte progression démographique entre 2006 et 2014, l’aire urbaine de Paris en compte 37. Lyon, Toulouse et Bordeaux comptent également de nombreuses communes urbaines en croissance. Les aires urbaines de Nice et de Lille font ici exception. Les métropoles de taille intermédiaire ont peu de communes urbaines en forte croissance, sauf autour de Rennes et Montpellier. Enfin, dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants, seuls quelques territoires attirent en Savoie ou sur les littoraux méditerranéens et atlantiques.

L’auteur propose une typologie en 6 catégories : les communes urbaines de re-densification (sous l’effet de vastes opérations de rénovation urbaine), les communes urbaines bénéficiant de disponibilités foncières, les communes de type « boomburb » ou « baby boomburb » (communes périphériques de plus de 7500 habitants), les « villes nouvelles », les « villes-satellites » (qui profitent de la proximité d’une grande agglomération) et les communes littorales à dominante balnéaire.

Commentaire :

A venir.

Impact :

L’article a été cité dans la presse régionale concernant Aix-les-Bains, l’aire urbaine de Bordeaux, Hendaye, l’aire urbaine de Lille (Wasquehal), l’aire urbaine de Montpellier, le Val d’Europe en Seine-et-Marne et l’aire urbaine de Toulouse.

1) http://www.20minutes.fr/lille/2182691-20171206-nord-ville-metropole-lilloise-connu-plus-gros-essor

2) http://www.sudouest.fr/2017/12/09/huit-communes-qui-exp-losent-4020074-2780.php

3) http://www.20minutes.fr/bordeaux/2185739-20171211-bordeaux-apparait-facon-nouvelle-top-francais-croissance-demographique

4) http://www.lavoixdunord.fr/279551/article/2017-12-13/la-population-de-wasquehal-augmente-plus-vite-que-partout-ailleurs-dans-la

5) http://www.nordeclair.fr/120468/article/2017-12-13/la-population-de-wasquehal-augmente-plus-vite-que-partout-ailleurs-dans-la#

6) https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/15/2705169-sept-communes-agglo-top-croissances-urbaines-france.html

7) http://www.ledauphine.com/savoie/2017/12/15/aix-les-bains-figure-au-palmares-des-plus-fortes-croissances-urbaines-en-france

8) https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/agglomeration-toulousaine-championne-france-croissance-demographique-1385853.html

9) http://www.sudouest.fr/2017/12/20/la-ville-dans-le-top-50-de-l-activite-demographique-4049884-4018.php

10) http://www.lagazettedemontpellier.fr/18124/quatre-communes-de-l-herault-parmi-les-plus-fortes-croissances-urbaines-de-france.html

11) http://www.herault-tribune.com/articles/166313/boom-demographique-agde-castelnau-le-lez-juvignac-et-le-cres/

12) http://www.leparisien.fr/montevrain-77144/demographie-la-population-du-val-d-europe-explose-27-12-2017-7473540.php

13) http://www.midilibre.fr/2017/12/29/castelnau-le-lez-et-le-cres-parmi-les-plus-fortes-croissances-urbaines,1608589.php

 

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Périurbanisation et explosion des anciens cadres politiques : l’exemple du canton de Saint-Lys

Référence :

CHALARD L. (2011). « Périurbanisation et explosion des anciens cadres politiques : l’exemple du canton de Saint-Lys ». in Périurbanisation, durabilité et créativité. Les Cahiers de l’Association de Prospective Rhénane 2011-2. Pages 137-146.

Contexte :

Article tiré de ma thèse, j’en avais écrit une première version en 2008 que je n’avais pas réussi à publier dans une revue de géographie toulousaine, car mes conclusions ne plaisaient pas aux géographes locaux, très (trop ?) liés politiquement aux élus locaux. Une invitation à un colloque sur la périurbanisation à Strasbourg organisée par Raymond Woessner fut l’occasion de la publier.

Résumé :

Territoire périurbain situé à l’ouest de l’aire urbaine toulousaine, le canton de Saint-Lys s’est fortement transformé depuis trente ans, avec l’émergence de Fonsorbes comme commune la plus peuplée et une dissociation entre communes « rurales » et « urbaines ». En conséquence, sur le plan politique, les tensions ont été très vives lors du projet de création d’une communauté de communes sur le périmètre du canton au début des années 2000, aboutissant à l’explosion de ce dernier, chaque commune choisissant une structure de coopération intercommunale différente. Le canton de Saint-Lys semble constituer un exemple-type des modifications politiques apportées par la périurbanisation, qui se retrouvent dans le reste de l’aire urbaine toulousaine.

Commentaire :

Le principal intérêt de cette contribution était de montrer que les évolutions géographiques des territoires périurbains sont à l’origine de profonds bouleversement politiques car la périurbanisation met en concurrence les communes pour attirer population et activités économiques.

Impact :

L’impact a été quasiment nul jusqu’ici, étant publié dans un ouvrage collectif.

Géographie urbaine de l’exclusion dans les grandes métropoles régionales françaises

Référence de l’ouvrage :

Gérard-François DUMONT, coll. Laurent CHALARD, Julien NESPOLA (2011). Géographie urbaine de l’exclusion dans les grandes métropoles régionales françaises. L’Harmattan. 270 pages.

Contexte :

Cet ouvrage est la version papier quasiment identique de l’étude sur « la géographie de l’exclusion urbaine dans les grandes métropoles régionales françaises » réalisée pour la CNAF, dont nous avions déjà publiée des éléments précédemment.  Bien que totalement différente et inédite, cette recherche est indirectement liée à ma thèse, dans le sens que mes trois terrains d’études de thèse (Marseille, Nice, Toulouse) semblaient (sous réserve d’analyses plus poussées) montrer que les villes-centres étaient plus pauvres que leur périphérie, contrairement au schéma traditionnellement avancé en France (une ville-centre plus riche que sa périphérie). En conséquence, il nous a paru intéressant de proposer cette étude à la CNAF, ce travail n’ayant jamais été effectué. Malheureusement, l’éditeur n’a pas souhaité que mon nom apparaisse sur la couverture, alors que j’en suis l’auteur principal…

Résumé :

Le mieux est de lire la note de lecture de Xavier Leroux : URL : http://clio-cr.clionautes.org/spip.php?article3571    

Commentaire :

La publication de l’ouvrage constituait l’aboutissement d’une étude qui s’est étendue sur plus d’une année, et a été ponctuée de nombreuses péripéties concernant la collecte des données (par exemple, une direction locale d’une CAF ne voulait pas fournir les données concernant son territoire…). Cependant, j’en garde un goût amer, mon nom ne figurant pas sur la couverture…

Impact :

De publication récente, il est encore un peu tôt pour connaître son impact définitif. Cependant, il a déjà fait l’objet de plusieurs notes de lecture et de citations dans la presse mensuelle, ce qui est de bon augure pour la suite.

1) A fait l’objet d’une note de lecture par Xavier Leroux sur le site des Clionautes. 15 juillet 2011. URL : http://clio-cr.clionautes.org/spip.php?article3571    

2) A fait l’objet d’une note de lecture par Matthieu Gimat sur le site nonfiction.fr . Lundi 17 octobre 2011. URL : http://www.nonfiction.fr/article-5107-une_geographie_de_la_pauvrete_urbaine.htm

3) Alternatives Economiques. N°307. Novembre 2011. Cité dans le texte et en NBP 3. « Les villes les plus inégalitaires de France ». Louis Maurin.

4) Sciences Humaines. « France : une exclusion urbaine à l’américaine ? ». Benoît Richard. URL : http://www.scienceshumaines.com/france-une-exclusion-urbaine-a-l-americaine_fr_28079.html

Les communes périphériques à croissance spectaculaire. Des boomburbs à la française ?

novembre 14, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Laurent CHALARD (2011). « Les communes périphériques à croissance spectaculaire. Des boomburbs à la française ? ». Population & Avenir. N°702. Mars-Avril 2011. Pages 4-8 et 20.

Contexte :

Dans un précédent article de 2008 sur les 100 plus fortes croissances communales en France, se distinguait une nouvelle catégorie de communes, non spécifiquement étudiées par la recherche urbaine jusqu’ici : des communes en très forte croissance démographique à dominante pavillonnaire se situant à la périphérie des grandes agglomérations. Dans le cadre de ma thèse, j’avais abordé plusieurs d’entre elles, dont Fonsorbes dans l’aire métropolitaine toulousaine. Je réfléchissais donc à l’éventualité d’écrire un article dessus. Parallèlement, j’ai lu entre temps le livre sur les boomburbs aux Etats-Unis, qui m’a tout de suite fait penser aux communes que j’étudiais, à la différence majeure que leur taille n’était pas comparable. Il m’a donc semblé logique d’écrire un article en adaptant les critères de définition au contexte français (un morcellement communal considérable et une moindre croissance démographique).

Résumé (source Urbamet) :

Des communes périphériques françaises à croissance spectaculaire depuis les années 1970 témoignent du phénomène américain des boomburbs. 54 boomburbs à la française sont recensés dans 22 départements, concentrés surtout dans le Sud de la France. Ces boomburs se trouvent en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, dans le sud-Ouest toulousain, en grande couronne francilienne, dans le Grand Ouest et en Rhône-Alpes. Dans les autres régions, on trouve quelques boomburbs isolés autour de quelques métropoles.

Commentaire :

Cet article constitue le premier pas vers une étude plus détaillée des boomburbs à la française. Il s’agissait dans un premier temps de montrer leur existence, à travers la constitution de critères pertinents pour déterminer leur liste. Désormais, je suis entrain de m’attaquer à un approfondissement du sujet, qui devrait se traduire par de nouveaux articles.

Impact :

A priori, je pensais avant même d’avoir terminé son écriture que cet article pourrait avoir un impact important, puisqu’il créait un nouvel objet de recherche, pas seulement en géographie, mais pour l’ensemble des disciplines travaillant sur la ville. Ce fut effectivement le cas, mais au-delà de toutes mes espérances, puisque l’article a été abondamment cité dans la presse nationale, faisant même parti des Unes du Monde !

1) Les Echos. 22 mars 2011. Rubrique Collectivités Territoriales. Page 6. « La France compte plus de 50 villes-champignons ». Philippe Moreau. URL : http://archives.lesechos.fr/archives/2011/LesEchos/20895-24-ECH.htm

2) WebTimeMedias.com . 22 mars 2011. Jean-Pierre Largillet. « Villes-champignons : Valbonne, championne de France ». URL : http://www.webtimemedias.com/article/villes-champignons-valbonne-championne-de-france

3) Urbanews.fr . 22 mars 2011. Patrick Guyennon. Mise en ligne de la carte des Echos et lien vers l’article. URL : http://www.urbanews.fr/la-france-compte-plus-de-50-villes-champignons-2.html

4) paperblog.fr 22 mars 2011. Heilios. Mise en ligne de la carte des Echos et lien vers l’article. URL : http://www.paperblog.fr/4291040/la-france-compte-plus-de-50-villes-champignons/

5) Cité sur le site du journal L’hebdo dans les 10 infos du jour du 23 mars 2011. URL : http://www.hebdo-plus.fr/journal/index.php  

6) Direct Matin. Edition Côte d’Azur. N°456. Jeudi 24 mars 2011. Page 6. « 435 % de croissance ».

7) Ouillade.eu. « Population : Canet figure parmi les 20 villes-champignons de France qui ont enregistré une croissance spectaculaire ». 26 mars 2011. URL : http://www.ouillade.eu/societe/population-canet-figure-parmi-les-20-villes-champignons-de-france-qui-ont-enregistre-une-croissance-spectaculaire/

8 ) Article reproduit sur le blog paysage et territoire. Vendredi 25 mars 2011. URL : http://paysage-et-territoire.over-blog.com/article-la-france-compte-plus-de-50-villes-champignons-70217618.html 

9) Extraits de l’article sur le forum Paris-Skycraper. URL :

10) Cité page 12 dans Echos des CCI. N°20. Mars 2011. « La France compte plus de 50 villes-champignons ».

11) Blog Extraterritorial de Jean Dumonteil. « boomurbs, l’aménagement constaté ». 6 avril 2011. URL : http://jeandumonteil.blog.lemonde.fr/2011/04/06/boomurbs-l%e2%80%99amenagement-constate/

12) Site defisconseil.fr « La croissance phénoménale de certaines communes : les villes-champignons ». URL : http://www.defisconseil.fr/actualite-defiscalisation/2011/la-croissance-phenomenale-de-certaines-communes-les-villes-champignons-10094.php

13) Compte-rendu du conseil municipal de Fonsorbes du 21 avril 2011. Page 9.

14) L’Independant. Vendredi 13 mai 2011. « Canet-en-Roussilon. Qui sont les canétois ? ». Page 22. Martial Mehr. URL : http://www.lindependant.fr/2011/05/13/qui-sont-les-canetois,17350.php

15) Urbanisme. Mai-Juin 2011. N°378. Rubrique Bruits de ville. Thierry Paquot. « Hexagone. La France compte 54 boomburbs ». URL : http://www.urbanisme.fr/issue/magazine.php?code=378&section=TOWN#anchor_1085

16) Blog GéoPopulation. 2 juin 2011. « Démographie France : zoom sur les « boomburbs à la française ». URL : http://www.geopopulation.com/20110602/demographie-france-zoom-sur-les-boomburbs-a-la-francaise/

17) Blog immobilier-finance-gestion . Dimanche 5 juin 2011. « France boomburbs : croissance démographique hors normes de 54 communes ». URL : http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/article-france-boomburbs-croissance-demographique-hors-normes-de-54-communes-75776358.html

18) Le Monde. 5 juillet 2011. Page 1 et page 10 rubrique « Planète ». « Les banlieues champignons prospèrent en France ». Grégoire Allix.

19) 5 juillet 2011. Rubrique : « Ultimas noticias ». URL : http://m.noticias.uol.com.br/midiaglobal/lemonde/2011/07/05/urbanizacao-dos-suburbios-causa-diminuicao-gradual-das-terras-agricolas-na-franca.htm

20) Site RFI.fr. Tuesday 05 July 2011. “French press review 5 July 2011”. Carla Westerheide. URL : http://www.english.rfi.fr/france/20110705-french-press-review-5-july-2011

21) Site ACAD.asso.fr . “Des “boomburbs à la française” ? URL : http://www.acad.asso.fr/?des-boomburbs-a-la-francaise

22) blog controversia.com « Urbanizacao dos surburbios causa diminuicao gradual das terras agricolas na franca”. URL : http://www.controversia.com.br/index.php?act=textos&id=9445

23) Rhône Alpes Méditerranée. Juillet-Septembre 2011. Article du Monde cité en NBP page 42. Maurice Vincent. « Démographie, enjeu d’action politique ».

24) Site syndicat des architectes du Var. « Les boomburbs ou le grignotage des terres agricoles ». 22 juillet 2011. URL : http://syndicat-architectes-var.org/blog/archives/1298  

25) Cité sur le blog d’Antoine Vielliard. Mercredi 10 août 2011. “Avec nous, faites de St Julien en Genevois une ville à vivre ». URL : http://antoinevielliard.hautetfort.com/tag/boomburbs

26) Mag2Lyon. Octobre 2011. Numéro 28. Rubrique « Politique ». Pages 44-45. Gautier Guigon. « Boomburbs : « une ville périphérique » ».

Les villes-centres : territoires d’exclusion ou de « gentrification » ?

novembre 14, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Gérard-François DUMONT, Laurent CHALARD (2010). « Les villes-centres : territoires d’exclusion ou de « gentrification » ? » Population & Avenir. N°700. Novembre-Décembre 2010. Pages 4-8 et 24.

Contexte :

Cet article portait sur les principaux résultats concernant les villes-centres de l’étude sur la géographie urbaine de l’exclusion réalisée pour la CNAF. En effet, la recherche française (secondée par les médias) véhiculait l’image de villes-centres gentrifiées s’opposant à des périphéries pauvres. Or, l’étude montrait le contraire pour cinq des six villes-centres étudiées. Il était donc nécessaire d’en faire un article pour mettre la situation au point.

Résumé (source Urbamet) :

Un nouvel indicateur a été élaboré pour analyser la géographie de l’exclusion dans les six grandes métropoles régionales françaises. Une cartographie est dressée à l’aide de cet indice synthétique d’exclusion. Dans les six grandes métropoles régionales françaises, l’exclusion touche plus fortement les villes-centres que leurs périphéries même si se distinguent des écarts à la moyenne différents selon les unités urbaines, maximum à Roubaix, moindre à Bordeaux et Lyon. Ce constat conduit à une remise en cause du modèle traditionnel d’organisation socio-spatiale de l’exclusion dans les grandes métropoles françaises. Le modèle nord-américain, qui correspond à un schéma de diminution de l’importance de l’exclusion en fonction de l’éloignement au centre, est prédominant aujourd’hui dans les grandes métropoles régionales françaises. Les facteurs explicatifs de cette cartographie de l’exclusion tiennent aux effets de l’évolution des activités industrielles, à la géographie de l’immigration, à celles des étudiants, à l’habitat insalubre, au profil social des grands ensembles et à la concentration de populations marginalisées.

Commentaire :

Etant donné le nombre d’indicateurs utilisés et notre connaissance du terrain, les résultats de l’article apparaissent incontestables. Cependant, les tenants de la gentrification des villes-centres ont-ils complètement tort ? En fait, aussi paradoxal que cela peut sembler au premier abord, non, pour la bonne raison que la gentrification est un phénomène qui touche les centres-villes, territoires constituant une infime partie des villes-centres.  En conséquence, la contradiction apparente est le produit d’un glissement sémantique entre « centre-ville » et « ville-centre », deux notions géographiques fortement différenciées.  

Impact :

L’article a été cité dans la presse nationale.

1) Revue mise en ligne sur le site crevilles.org. 24 novembre 2010. URL : http://crevilles.org/mambo/index.php?option=com_content&task=view&id=5876&Itemid=203     

2) Sélection du mois de la chaire Ville & Immobilier de la fondation Dauphine. 15 mars 2011. URL : http://chaireville-immobilier.fondation.dauphine.fr/publications/notre-selection-du-mois/veille-immobiliere/mars-2011/

3) Les Echos. 17 mars 2011. Rubrique Idée. Page 19. « Pauvres centres-villes ». Julien Damon. URL : www.lesechos.fr/pdf.php?id=122323

La France en villes

novembre 14, 2011 1 commentaire

Référence de l’ouvrage :

Gérard-François DUMONT (direction), Laurent CHALARD, et al… (2010). La France en villes. SEDES. CAPES/Agrégation. 352 pages.

Contexte :

A l’occasion de la parution du nouveau sujet du concours de CAPES/Agrégation intitulé « La France en Villes », l’éditeur SEDES a contacté Gérard-François Dumont pour piloter un ouvrage sur cette thématique avec des délais très serrés. Il m’a associé immédiatement au travail et nous avons réfléchi  ensemble aux éléments que nous pourrions mettre dans cet ouvrage. Il s’en est suivi ma participation à huit chapitres. Etant donné les délais, l’ouvrage reposait principalement sur des travaux déjà écrits mais non encore publiés. Certains chapitres sont issus partiellement ou en totalité de ma thèse (les grandes métropoles régionales, l’intercommunalité, la polynucléarité à Marseille), d’autres d’études que nous avions ou étions entrain de réaliser (les métropoles régionales intermédiaires, les villes moyennes de la région PACA, Vitré, la géographie de l’exclusion à Toulouse) et un correspondait à l’actualisation de l’article sur le bilan démographique des maires.

Résumé :

Le mieux est de lire la note de lecture de Maïté Verdol : http://www.diploweb.com/La-France-en-villes-G-F-Dumont.html 

Commentaire :

A venir.

Impact :

Le livre a fait l’objet de plusieurs notes de lecture, dont une « assassine » d’un dénommé Cyril Froidure, totalement injustifiée en comparaison de la qualité des autres manuels, et qui souhaitait régler ses comptes avec Gérard-François Dumont. 

1) Mis sur le site de l’association des géographes français. URL : http://association-de-geographes-francais.fr/spip.php?article76

2) A fait l’objet d’une note de lecture par Gilles FUMEY sur le site des Cafés Géographiques. 12 avril 2010. URL : http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=2030

3) A fait l’objet d’une note de lecture par Cyril Froidure sur le site des Clionautes. 15 octobre 2010. URL : http://www.clio-cr.clionautes.org/spip.php?article3142

4) Sélection du mois de la chaire Ville & Immobilier de la fondation Dauphine. 2 novembre 2010. URL : http://chaireville-immobilier.fondation.dauphine.fr/publications/notre-selection-du-mois/veille-immobiliere/plateforme-dobservation-des-projets-et-strategies-urbaines-popsu/

5) A fait l’objet d’une note de lecture par Maïte Verdol sur le site Diploweb.com. 24 novembre 2010. URL : http://www.diploweb.com/La-France-en-villes-G-F-Dumont.html

L’inadéquation entre territoires fonctionnels et territoires institutionnels à travers l’exemple de l’intercommunalité dans l’aire métropolitaine toulousaine

Référence du chapitre d’ouvrage :

Laurent CHALARD (2009). « L’inadéquation entre territoires fonctionnels et territoires institutionnels à travers l’exemple de l’intercommunalité dans l’aire métropolitaine toulousaine » in Pierre ALLORANT (direction). Les territoires de l’administration. Départir, décentraliser, déconcentrer. Presses Universitaires d’Orléans. Pages 187-203.

Contexte :

Ce chapitre d’ouvrage correspond au texte de la communication effectuée au colloque sur les territoires de l’administration à Orléans en juin 2008. Il est entièrement issu de ma thèse. En l’occurrence, il est constitué de différents morceaux portant sur Toulouse. Pour la petite histoire, ma participation à ce colloque n’était pas prévue dans mon agenda, n’ayant pas envoyé ma proposition de communication. J’avais juste contacté l’organisateur du colloque par email pour demander quelques renseignements. A ma grande surprise, quelques mois plus tard, j’apprends que ma communication est acceptée, probablement car le nombre de participants n’était pas assez important ! 

Résumé :

Avant 1945, la croissance urbaine se cantonne au sein des limites communales de Toulouse, n’entraînant pas une réflexion importante sur une coopération (ou une fusion) avec les communes voisines, car la commune de Toulouse dispose de vastes surfaces planes pour son développement. Il ressort une certaine adéquation entre le territoire institutionnel (la commune) et l’urbanisation. Entre 1945 et 1975, l’urbanisation progresse sensiblement dans l’aire métropolitaine toulousaine, entraînant de premières interrogations intercommunales. Cependant, l’amorce d’un décalage entre le territoire fonctionnel et celui institutionnel n’entraîne pas pour autant la constitution d’une structure d’agglomération puisqu’il est faiblement ressenti par la ville-centre, qui dispose toujours de vastes possibilités d’urbanisation. Par exemple, la « ville nouvelle » du Mirail s’implante sur le territoire communal de Toulouse. A partir de 1975, le processus de métropolisation se développe dans un contexte de fin de la planification, et de triomphe du libéralisme économique et son corollaire en milieu urbain : un certain « laisser-faire ». Le décalage entre territoire fonctionnel et territoire institutionnel s’amplifie dans ce nouveau contexte, qui entraîne une forte extension du premier alors que le second n’évolue pas, dans une période de décentralisation conduisant à une forte fragmentation politique. A partir de 1992, l’Etat français prend conscience du décalage entre territoires fonctionnels et institutionnels et donc légifère pour essayer de remédier à cette situation, qu’il juge problématique. Néanmoins, dans l’aire métropolitaine toulousaine, les lois Joxe et Chevènement ne font qu’entériner la fragmentation politique puisqu’il a été impossible de faire émerger un gouvernement métropolitain. L’aire métropolitaine toulousaine se découpe en une multitude de structures intercommunales auxquelles il faut ajouter la persistance de communes isolées et d’autres cadres de coopération (SCOT, SIVU, SIVOM, pays…). En définitive, l’étude du cas toulousain permet de tirer deux principaux enseignements. Le premier enseignement est que le décalage entre territoires fonctionnels et institutionnels n’a pas toujours existé. Deuxième enseignement, les territoires fonctionnels sont mouvants. Ils évoluent en permanence. En conséquence, il faut s’interroger sur la pertinence de la quête d’un optimum territorial.

Commentaire :

L’exemple toulousain permettait de montrer clairement la course perpétuelle entre l’évolution de l’urbanisation et celle des institutions. Finalement, la conclusion apparaissait totalement différente de mon premier article sur Marseille, m’interrogeant désormais sur la réelle pertinence de la constitution de structures intercommunales.