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Posts Tagged ‘Croissance urbaine’

Les villes-champignons non périphériques en France : une géographie littorale

Référence :

CHALARD L. (2012). « Les villes-champignons non périphériques en France : une géographie littorale ». Population & Avenir. N°706. Janvier-Février 2012.

Contexte :

Suite à la réalisation de mes articles sur les boomburbs et les baby boomburbs, concernant les communes françaises connaissant les plus fortes croissances démographiques, il s’est avéré l’existence d’un résidu de communes non périphériques, qu’il convenait donc d’étudier.

Résumé :

A venir.

Commentaire :

A venir.

Impact :

Après le succès certain des concepts de boomburbs et de baby boomburbs, il était évident que l’intérêt pour la question serait moindre, d’autant que cet article ne conduit pas à la création d’un nouveau concept, démontrant juste l’existence d’une forte croissance démographique dans les stations balnéaires, élément déjà mis en avant par la recherche.

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Croissance et décroissance des villes françaises. La typologie des évolutions démographiques

Référence de l’article :

Gérard-François DUMONT, Laurent CHALARD (2010). « Croissance et décroissance des villes françaises. La typologie des évolutions démographiques ». Population & Avenir. N°699. Septembre-Octobre 2010. Pages 4-7 et 20.

Contexte :

Le sujet « la France en Villes » étant toujours inscrit au concours CAPES/Agrégation de géographie, il nous a paru pertinent de publier, en complément de notre ouvrage, un article concernant l’évolution démographique des agglomérations françaises sur le long-terme, chose que nous n’avions pas abordée dans le livre et qui n’avait pas été faite depuis bien longtemps. L’objectif était de se concentrer sur les extrêmes, c’est à dire les unités urbaines connaissant une forte croissance de leur population et celles voyant cette dernière diminuer le plus fortement.

Résumé (source Urbamet) :

En 2006, la France compte 117 unités urbaines de plus de 50 000 habitants qui regroupent plus de la moitié de la population. 25 unités urbaines ont connu une croissance démographique élevée entre 1975 et 2006 (plus de 25 %). La géographie de ces 25 villes présente une forte concentration territoriale puisqu’elles se répartissent dans seulement dix régions sur vingt-deux et deux régions en regroupent onze. 21 de ces 25 villes se situent dans les régions de la moitié sud de la France. L’analyse de ces 25 unités urbaines permet de déterminer trois types d’unités urbaines dont la logique de croissance démographique est différente : sept villes-satellites d’une métropole, six villes bénéficiant d’un cadre de vie agréable et douze portées par une attractivité économique. Dans le même temps, 28 unités urbaines enregistrent une diminution de leur population entre 1975 et 2006, 14 de ces villes étant situées dans le quart nord-est de la France. Les types des unités urbaines en déclin démographique ont un lien avec l’économie mais qui s’avère différent selon les unités urbaines : villes en difficultés de reconversion face au déclin d’une activité économique auparavant dominante, dix villes confrontées à des restructurations industrielles et trois villes en difficultés de diversification.

Commentaire :

Cet article confirmait définitivement l’existence d’une France urbaine duale, opposant des agglomérations en forte croissance démographique, principalement localisées au sud et à l’ouest, à des agglomérations en déclin, situées dans le nord-est. Il convient désormais pour le futur d’approfondir pour chaque groupe de communes, les facteurs explicatifs de ces évolutions divergentes. 

Impact :

L’article a eu un impact important, étant cité plusieurs fois dans la presse nationale, et même en langue étrangère.

1) Les Echos. 11 octobre 2010. Rubrique Collectivités Locales. Page 6. « Les villes françaises les plus attractives sont dans le sud ». Philippe Moreau.

2) The Connexion. October 11, 2010. « Fréjus is France’s top growth town ». URL : http://www.connexionfrance.com/frejus-saint-raphael-var-population-growth-fastest-town-france-12148-view-article.html

3) Lavieimmo.com. 12 octobre 2010. “Les villes du sud en forte croissance démographique”. André Figeard. URL : http://www.lavieimmo.com/immobilier-frejus-33988/les-villes-du-sud-en-forte-croissance-demographique-8847.html

4) Couleurgeek. 12 octobre 2010. « Classement des villes les plus peuplées en France : Le Sud attractif ! ». URL : http://www.couleurgeek.com/19928-classement-des-villes-les-plus-peuplees-en-france-le-sud-attractif/20101012.html

5) Cité dans le blog Dorffer-patrick.com. 13 octobre 2010. « Alsace : Haguenau, 11° ville de France la plus attractive ». URL : http://www.dorffer-patrick.com/article-haguenau-11eme-ville-de-france-la-plus-attractive-58815604.html

6) Emploipro.fr. 13 octobre 2010. « Les villes du sud attirent les salariés ». Lucile Chevalier. URL : http://www.emploi-pro.fr/article/les-villes-du-sud-attirent-les-salaries-3625.html

7) Revue mise en ligne sur le site crevilles.org. 14 octobre 2010. URL : http://crevilles.org/mambo/index.php?option=com_content&task=view&id=5509&Itemid=203

8 ) Cité sur le site internet de la ville de Haguenau dans la rubrique Actualités. « Haguenau parmi les 25 villes françaises les plus attractives ».

9) Articles des Echos mis en ligne sur « saumur-kiosque.com » dans la rubrique Revue de Presse-Vie de la Cité. URL : http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=5032 

10) Cité dans le journal Le Télégramme.com. Rubrique Vannes Ville. 26 octobre 2010. « Nouveaux ménages. Vannes toujours attractive ! ». URL : http://www.letelegramme.com/local/morbihan/vannes-auray/vannes/nouveaux-menages-vannes-toujours-attractive-26-10-2010-1095919.php

11) Cité dans Le Point.fr. 9 novembre 2010. « Logements. Les prix s’envolent ». Laurence Allard. URL : http://www.lepoint.fr/immobilier/les-prix-s-envolent-09-11-2010-1260222_31.php

12) Cité sur le site www.french-property.com . Tuesday 01 february 2011. « Top 20 growth towns and cities ». URL : http://www.french-property.com/news/french_property/france_population_growth_towns_cities/

13) Cité sur un site d’immobilier russe. 12 octobre 2010. URL : http://www.stranaplus.ru/frezhus-–-gorod-s-samym-bolshim-prirostom-naseleniya-vo-frantscii.html

Mexique : le sombrero de Mexico se réduit relativement

Référence de l’article :

Laurent CHALARD, Gérard-François DUMONT (2008). « Mexique : le sombrero de Mexico se réduit relativement ». Population & Avenir. N°688. Mai-juin 2008. Pages 4-7 et 20.

Contexte :

La revue Population & Avenir réalise de temps en temps un numéro consacré à la démographie d’un grand pays de la planète. Dans ce cadre, avec ma base de données, il était possible de faire un article sur le Mexique. A l’origine, l’article était beaucoup plus long (il parlait aussi de la démographie globale du pays et des évolutions régionales), mais, par manque de place, n’a été publiée que la partie portant sur l’évolution récente de l’urbanisation au Mexique, la plus intéressante.

Résumé :

Le Mexique a un fort taux d’urbanisation comparable à celui de la France (75 %), avec une soixantaine d’agglomérations comptant plus de 200 000 habitants et regroupant plus de la moitié de la population du pays. La majorité des grandes villes se situent dans le Nord et le Centre du pays, régions les plus fortement urbanisées. La capitale Mexico n’est pas devenue la plus grande ville du monde, contrairement aux prévisions des années 1980, et elle croît moins que les autres agglomérations du Mexique entre 1990 et 2005. Mexico est désormais concurrencée par les Etats-Unis, qui offrent de meilleures opportunités. Par contre, il se constate une croissance supérieure à celle de la capitale pour les huit agglomérations millionnaires. Deux d’entre elles comptent environ quatre millions d’habitants : Guadalajara et Monterrey, les seules à exercer une influence supra-régionale. Deux autres agglomérations millionnaires sont proches de Mexico : Puebla et Toluca, bénéficiant de décentralisations industrielles. Les quatre autres agglomérations millionnaires se situent au Nord, dont deux à la frontière etats-unienne. Leur développement est lié aux maquiladoras. La plus forte croissance démographique se retrouve néanmoins dans les métropoles intérmédiaires (dont la ville touristique de Cancun), même si quelques unes apparaissent moins dynamiques (les villes d’industrie lourde). Ces évolutions confirment la création d’un espace Mexaméricain. 

Commentaire :

Suite à la crise économique de 2008 aux Etats-Unis, les évolutions démographiques récentes des grandes villes mexicaines ont légèrement évolué sur la période 2005-2010. En effet, si la faible croissance relative de Mexico est confirmée, par contre, la moindre émigration vers les Etats-Unis (et donc vers le Nord du Mexique, qui constitue souvent une étape intermédiaire), explique le fort ralentissement de la progression démographique des villes du Nord, dont Ciudad Juarez, au profit des villes du Sud, qui connaissent une moindre émigration. Les évolutions de la population au Mexique  sont donc complètement liées à son grand voisin septentrional.

Impact :

Son impact fut limité du fait du verouillement des spécialistes de ce pays. En effet, ces derniers n’ont pas du tout apprécié qu’un non spécialiste du Mexique puisse écrire un article sur leur chasse gardée. Ce genre de réaction est déplorable, mais malheureusement très courante dans la recherche française, expliquant pourquoi elle ne se porte pas très bien… Un spécialiste de géographie de la population a autant de légitimité d’écrire sur la géographie de la population d’un pays quel qu’il soit, qu’un non spécialiste de cette discipline ! 

1) Xénophon – Les Cahiers d’EPEE. Cahier n°10. Septembre 2008. Rubrique « Ils en ont parlé ». « La démographie au Mexique ».

2) Cité par Gérard-François DUMONT (2008). « L’urbanisation du monde et des populations» in Vivre en ville de Julien DAMON (dir), PUF, 304 pages.

Les 100 plus fortes croissances communales françaises sur un quart de siècle. Une comparaison édifiante

novembre 12, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Laurent CHALARD, Gérard-François DUMONT (2008). « Les 100 plus fortes croissances communales françaises sur un quart de siècle. Une comparaison édifiante ». Population & Avenir. N°686. Janvier-Février 2008. Pages 14-19.

Contexte :

En utilisant la même base de données, fournie par l’Insee, de l’évolution démographique de toutes les communes françaises entre 1962 et 1999, précédemment utilisée dans le cadre de l’article sur les communes en déclin démographique, il était possible de comparer les communes connaissant la plus forte croissance démographique en pourcentage et en valeur absolue. L’objectif était de déterminer s’il n’existait pas une géographie différente de la croissance urbaine en France en fonction du choix du critère retenu.

Résumé (source Urbamet ) :

Entre le recensement de 1975 et celui de 1999, il est possible de distinguer les communes à la plus forte croissance démographique. Les communes sont réparties selon cinq types et selon six ensembles régionaux. Les cent communes françaises à la plus forte croissance sont comparées en valeur absolue et en valeur relative. C’est en Méditerranée et en Ile-de-France que l’on trouve le plus grand nombre de communes à forte croissance relative et à forte croissance absolue. Les meilleures croissances relatives se trouvent dans les communes para-urbaines et de ville nouvelle et la meilleure croissance dans les communes périurbaines.

Commentaire :

Cet article a permis de déterminer une nouvelle catégorie de communes, les communes périphériques à forte croissance démographique en valeur absolue, qui sera à l’origine trois ans plus tard de l’article sur les boomburbs à la française.

Le bilan démographique des maires

novembre 12, 2011 1 commentaire

Référence de l’article :

Laurent CHALARD, Gérard-François DUMONT (2008). « Le bilan démographique des maires ». Population & Avenir. N°686. Janvier-Février 2008. pages 4-8 et 20.

Contexte :

A la veille des élections municipales de 2008, il semblait pertinent de réaliser un article comparant les évolutions démographiques des grandes communes françaises depuis 1999. Il s’agissait de bien distinguer les communes en croissance de celles déclinantes, en s’appuyant sur des facteurs explicatifs. L’article reposait toujours sur les données provisoires du recensement rénové.

Résumé (source Urbamet) :

Pour 376 communes de 20 000 habitants ou plus, il est possible de comparer l’évolution démographique de la population de leurs ménages entre 1999 et 2005. Ces communes qui comptabilisent plus du tiers de la population de la France métropolitaine ont une croissance démographique en moyenne inférieure à la moyenne nationale. Deux grands types se distinguent : les communes périurbaines ou paraurbaines ont une croissance supérieure à la moyenne nationale alors que les communes centres ont une croissance inférieure à la moyenne nationale. 21 communes sur 25 qui ont une croissance égale ou supérieure à 10 % sont en Ile-de-France et 18 d’entre elles sont en Petite couronne. Parmi les 25 communes qui ont connu un accroissement démographique entre 7,7 et 9,8 %, on trouve 15 communes franciliennes dont 10 en petite couronne. Les communes qui ont une forte diminution de population se trouvent au nord-est de la France.

Commentaire :

Cet article généraliste distinguait clairement les communes en croissance et les communes en déclin démographique. Son plan m’a servi de modèle pour l’article publié deux ans plus tard portant cette-fois ci sur les agglomérations et sur une période beaucoup plus longue. Cette recherche m’a conforté dans l’intérêt de consacrer une partie de mon travail à l’étude du déclin urbain, et pas seulement de la croissance.

Impact :

L’impact de l’article fut réel, étant cité deux fois dans la presse nationale. Ce fut la première fois que mon nom apparaissait, ce qui constituait le début d’une certaine reconnaissance de mon travail. Les Echos ont consacré une page entière à l’article, abordant uniquement la thématique du déclin urbain. Dans Sciences Humaines, ce n’était qu’un petit article.

1) Les Echos. 12 février 2008. Rubrique Population – Collectivités Locales – Emploi. Page 5. « Les villes sont souvent démunies face à la diminution de leur population ». Philippe Moreau.

2) Sciences Humaines. Avril 2008. N°192. Rubrique Actualité de la recherche. Page 18. « Les villes qui gagnent et celles qui perdent ». Benoît Richard. URL : http://scienceshumaines.com/les-villes-qui-gagnent-et-celles-qui-perdent-benoit-richard_fr_22103.html

3) Cité dans le Blog Alfortville Confluence. « La croissance démographique d’Alfortville : gestion ou pression foncière incontrôlée ? ». 3 octobre 2008. URL :  http://alfortvilleconf.canalblog.com/tag/population

4) Cité en bibliographie dans le chapitre 2 par E. CUNNINGHAM-SABOT, S. FOL (2010). « Vieillissement et migrations, réflexions à partir de la Basilicate et de la Bretagne » in M. BARON, E. SABOT, C. GRASLAND, D. RIVIERE, G. VAN HAMME. Villes et régions européennes en décroissance, Hermes, 2010, 368 pages.

Le nouveau palmares des grandes communes de France

Référence de l’article :

Laurent CHALARD, Gérard-François DUMONT (2005). « Le nouveau palmarès des grandes communes de France » Population & Avenir. N°675. Novembre-Décembre 2005.  Pages 4-10.

Contexte :

Suite à la parution des premiers résultats de l’enquête de recensement de 2004, l’article avait pour but de déterminer les évolutions démographiques 1999-2004 pour les grandes communes. Il s’appuyait sur une méthode de redressement de la population (faisant l’objet d’un article spécifique dans le même numéro), étant donné les écarts de dynamique démographique constatée par rapport à la période intercensitaire précédente.

Résumé (source Urbamet) :

La première enquête de recensement, effectuée dans le cadre du recensement dit « rénové », permet de comparer la population des ménages des grandes communes. Une méthode de correction des taux d’accroissement permet de distinguer les grandes communes de France ayant gagné en population entre 1999 et 2004 de celles ayant perdu. Il est ainsi montré que la population des ménages des grandes communes ne connaît pas de renouveau réel, mais plutôt une phase de stabilisation, voire même de diminution entre 1999 et 2004. En Ile-de-France, Paris est en très légère diminnution alors que le recensement confirme le renouveau des grandes communes limitrophes de la capitale comme Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, Ivry-sur-Seine ou bien Saint-Denis. Cependant, d’autres comme Aulnay-sous-Bois, Créteil ou Nanterre voient leur population diminuer. Dans l’ouest de la France, le taux brut d’accroissement de la population des ménages des grandes communes s’affaisse par rapport aux années 1990-99. Dans le Grand Est et le Nord, les grandes communes sont en déclin alors qu’au Sud, les grandes communes sont en stagnation ou en croissance. il apparaît qu’en France, comme aux Etats-Unis, la croissance, qu’elle soit démographique ou économique, se fasse pour l’essentiel à la périphérie des grandes communes.

Commentaire :

Les tendances constatées dans cet article, reposant alors sur des données provisoires, se sont confirmées suite à la parution des chiffres définitifs des populations légales au 1° janvier 2006.  Par contre, pour certaines communes, comme Créteil, l’Insee ayant revu complètement ses chiffres entre-temps, l’analyse était fausse. La conclusion est primordiale car c’était la première fois dans mes recherches que j’avançais cette ressemblance entre les évolutions des villes françaises et celles états-uniennes.

Impact :

Population & Avenir étant alors une revue à notoriété presque inexistante, l’impact de l’article fut (presque) nul.

1) Cité dans La Lettre Intergéo N°4. Décembre 2005.

2) Cité en bibliographie par Gérard-François DUMONT (2008). Populations et territoires de France en 2030 : le scénario d’un futur choisi. L’Harmattan. 222 pages.